MICHELE MERCIER
- Céline Colassin
- 14 sept. 2025
- 22 min de lecture

La famille Mercier fêta dignement le nouvel an 1939.
Leur petite Jocelyne Yvonne Renée, notre future Michèle, vient au monde le premier Janvier.
Sans être milliardaires, les Mercier sont de confortables bourgeois de Nice.
La pharmacie du père de Jocelyne (et de ses deux sœurs) marche bien et a bonne réputation.
D’ailleurs Michèle s’entend très bien avec son père mais beaucoup moins avec sa mère d'origine Italienne, peu avare en cris et en gifles qu’elle sème à toutes volées, telle Larousse ses définitions.
Passionnée par la danse depuis qu’elle a vu le film « Les Chaussons Rouges » quand elle avait 9 ans, Jocelyne travaille avec acharnement. En 1947 elle est déjà petit rat, elle a huit ans. En 1953 elle est engagée aux ballets de la tour Eiffel, elle en a quatorze.
Elle rencontre Maurice Chevalier, fasciné d’avoir devant lui la fille de son pharmacien préféré . Seuls les produits miracles du père Mercier peuvent lui rendre la voix quand il est aphone. C’est autrement plus important qu’un petit ratichon d’opéra aussi mignon soit-il.
Il prendra quand même Jocelyne sous son aile. Il ne faudrait pas, n’est-ce pas, que cet artiste en potions magiques se fasse de la bile pour sa gamine. Il fera donc une petite place dans son cœur à Jocelyne, à côté de sa grande préférée Martine Carol.
C’est d’ailleurs grâce aux pilules de papa que Jocelyne va faire ses débuts au cinéma.
L’été 57, la future prima ballerina de l’opéra de Paris (au minimum) est en famille sur la côte.
Une livraison doit être faite au studio de la Victorine, Jocelyne accompagne son père. L’histoire s’enchaîne avec une mécanique d’horloge Suisse.

Deny de la Patellière cherche encore une jeune actrice pour un rôle important.
Il voit Jocelyne.
Pourquoi pas elle ? A condition bien sûr qu’elle change de prénom. Va pour Michèle, Michèle Mercier, des initiales doubles, ça porte chance.
Michèle, puisque Michèle il y a passe donc son test avec succès.
Elle n’a pas de formation de comédienne. Mais 10 ans de danse classique, ça aide à la concentration, à la discipline et au maintient. La jeune fille fait donc ses brillants débuts en prestigieuse compagnie : Michèle Morgan sa marraine de cinéma, Daniel Gélin et Bernard Blier. Et d’emblée, des dialogues de Michel Audiard, s’il vous plaît. Hélas, le film montrait une Michèle Morgan vénale et manipulatrice sans scrupules calquée sur la Lana Turner du « Facteur Sonne Toujours Deux Fois ». Le public de l’époque ne toléra pas l’idée. Une Michèle Morgan aux yeux secs ! Le film, pourtant magnifique, fut un four cuisant.
Deny de la Patellière n’avait pas à rougir de son travail. Encore aujourd’hui le film se laisse voir avec beaucoup d’intérêt. Fier de sa jeune découverte et confiant en ses possibilités, il lui gardera sa confiance et fera encore appel à elle. C’est lui qui exaucera un des plus chers désirs de l’actrice : donner la réplique à Jean Gabin.
Il lui confiera un rôle en or dans « Le Tonnerre de Dieu ».
Mais pour l’instant, Michèle, nouvelle découverte du cinéma Français poursuit sur sa lancée.
Déjà elle clame haut et fort qu’elle n’avait jamais pensé une seule seconde à faire du cinéma. Il se peut, mais l’année précédente, la jolie demoiselle défilait au festival de Cannes, présentant une collection de maillots. Et chacun sait que les jeunes filles qui défilent à Cannes en maillot durant le festival ne veulent à aucun prix faire du cinéma.

Elle enchaîne avec un rôle important aux côtés de Nadine Tallier pour Léonide Moguy dans « Donnez-moi ma Chance » et Michèle Mercier le reconnaîtra elle-même des années plus tard, elle s’y vautre complètement. Elle reviendra alors vers des rôles plus courts ne se sentant pas prête pour porter un film nous dit-elle.
Mais surtout parce qu’Hollywood lui fait les yeux doux. Hollywood…Et pas que.
Le Shah d’Iran a dû répudier son épouse adulée, Soraya qui ne put lui donner d’hériter. Le cœur fracassé il doit la congédier comme une domestique. A ceci près qu’il faut ajouter huit wagons supplémentaires au train qui l’emmène. Huit wagons de cadeaux d’adieu. Soraya partie, il faut une nouvelle épouse au Shah qui cesse de se désespérer lorsqu’il découvre les photos de Michèle. L’archétype de la femme idéale selon ses vues. Il lui fera une cour assidue, la couvrira de joyaux qu’elle lui renverra à chaque fois avec un dédain non dissimulé.
Plus tard elle reconnaîtra avoir décliné l’offre du Shah d’Iran parce qu’elle était follement amoureuse de Giani Esposito…C’était compter sans Pascale Petit !
En complète contradiction avec l’humble discours qu’elle tenait quelques semaines au préalable dans le genre « je n’ai jamais voulu faire de cinéma », Michèle Mercier s’envole pour la Californie et accessoirement pour y devenir la partenaire d’Elvis Presley.

Elle lance aux journalistes : « je ne serai pas de celles qui partent en fanfare pour Hollywood et reviennent déconfites et honteuses avouer leur échec six mois plus tard ! » Persuadée de sa réussite, Michèle s’installe dans une suite du château Marmont et en guise de cadeau de bienvenue, un texte de 23 pages l’attend sur son lit. Texte à présenter dans huit jours.
La jeune Française qui rêve aux titres de gloire d’une Cyd Charisse ou d’une Leslie Caron se voyait déjà virevolter dans les bras de Gene Kelly. Elle se retrouve à potasser son anglais toute la journée avec son coach.
Elle passera son test, chantera « la Vie en Rose » sur le plateau, tous les techniciens reprenant en chœur avec elle. Le soir elle rentra au château Marmont et n’aura plus jamais de nouvelles ni du studio ni d’Elvis. Michèle Mercier rentra, argumenta sur ce retour précipité un refus de se lier pour sept ans et un vague projet avec Kazan.
Le cinéma italien, plus aimable avec elle la sollicite régulièrement, voyant en Michèle la nouvelle Lollobrigida (tête de l’ancienne !) ou une nouvelle Brigitte Bardot.

En France, elle est la bêcheuse dans « Mademoiselle Ange » avec Romy Schneider et Henri Vidal et très vite, l’Italie refait appel à ses charmes. Si en France Michèle brille dans des seconds rôles, en Italie elle est tête d’affiche. Même si elle le confesse elle-même « Dans des films où je n’ai rien d’autre à faire que d’afficher un visage de madone avec des yeux de braise ! »
François Truffaut la sollicite, Anatole Litvak la choisit pour personnifier un mannequin dans « Aimez-Vous Brahms ? » Où elle danse chez Maxim’s dans les bras d’Yves Montand. Bref Michèle est non seulement sur les rails mais sur la bonne voie, il ne lui manque que le coup de chance, ce sera le coup de grâce.
Depuis que Serge et Anne Golon ont écrit leur roman fleuve « Angélique », le cinéma français est sur l’affaire. L’histoire a plus d’un point commun avec la « Caroline Chérie » de Cécil Saint Laurent qui avait donné matière à l’un des plus gros succès du cinéma Français et fait de Martine Carol une star de premier plan.
Pour Angélique, la question ne se pose pas, ce ne peut être que Brigitte Bardot. Elle est l’Angélique idéale. D’ailleurs Vadim négocie déjà les droits du roman fleuve à son intention.
Il me semble d’ailleurs que l’idée trottait dans la tête des Golon au moment même de l’écriture, c’est cousu main pour Brigitte.
Trop peut-être ! Sans doute mal lunée ce jour là, Brigitte n’a pas le coup de cœur indispensable pour dire oui. Elle dit non à Vadim qui lui présente le projet. Elle ne lira les aventures d’Angélique qu’en 1967, au Mexique entre les prises de vues de « Viva Maria » et regrettera sa décision à l’emporte pièce.

On pense alors à Marina Vlady qui décline à son tour. Vient le tour un peu en désespoir de cause de Michèle Mercier qui accepte.
Elle rentre alors d’Amérique où elle a enfin tourné, dans « A Global Affair » où elle incarnait une belge amoureuse de Bob Hope.
Les méthodes américaines ne l’avaient pas particulièrement enchantée et souffrant d’une rage de dents durant les prises de vues, elle avait travaillé sous antibiotiques et s’endormait, assommée, dans tous les coins du plateau. Elle rentrait aussi d’une humeur très véhémente, ayant déclaré aux journalistes américains ce qu’elle pensait du cinéma en France.
« Moi je tourne essentiellement à l’étranger et surtout en Italie où le cinéma a conservé une véritable emprise sur le public. En France la « nouvelle vague » a tout bouleversé ! Les réalisateurs recrutent leurs vedettes dans la rue et les traitent en vedettes, mais comme ils n’ont aucun talent le public n’est pas dupe et les oublie du jour au lendemain ! Un de ces messieurs de la nouvelle vague m’a proposé de jouer un de ses films mais sous un autre nom pour avoir l’air de lancer une inconnue ! Décidément non, je me sens bien mieux en Italie où on sait faire du cinéma et où on adore les actrices françaises ! Cela fait bien sûr grincer les dents des actrices italiennes, mais est-ce ma faute si elles se fanent si vite alors que les Françaises conservent plus longtemps leur beauté dont elles prennent bien plus de soins ».

Il faut dire qu’elle peut se permettre de râler un tantinet sur le cinéma français. Jean-Luc Godard la contacte pour lui confier le rôle-titre de son prochain film « Pour Lucrèce ».
Grand admirateur de Giraudoux il souhaite adapter l’ultime pièce de l’auteur. Michèle est une première fois décontenancée lorsqu’il lui dit « Vous ne jouerez pas, vous vous contenterez de dire le texte, je veux filmer du théâtre pur ! ».
Puis il fait une grave crise existentielle car la villa sur laquelle il a jeté son dévolu comme décor est vendue et n’est plus disponible. Devant son désespoir Louise de Vilmorin invite le tournage en son château. Godard tourne une première scène puis déclare « Finalement non, je n’ai plus envie de faire ce film ! Rentrez chez vous ! » Au passage, Michèle apprend qu’il préparait le film simultanément avec Pascale Roberts.
En 1961, le 7 Août, Michèle Mercier a aussi dit « Oui » pour le meilleur et pour le pire à André Smagghe, un assistant réalisateur (Lawrence d'Arabie). Ils se sont rencontrés sur un tournage en 1959. Quatre ans plus tard, quatre ans de pire à les entendre, ils sont divorcés.
Michèle nous dit-on, bout d'impatience, car sa liberté retrouvée, elle souhaite convoler avec un certain monsieur Claude Bourillot...Grossiste en produits pharmaceutiques.
Son mari avait sombré dans l’alcoolisme puis avait dû être interné pour troubles psychiatriques graves. La loi empêchant alors de divorcer d’une personne ne jouissant pas de ses facultés mentales et donc incapable d’accepter ou refuser le divorce, Michèle se retrouvait coincée.
Son pauvre mari déficient mental retrouvera pas mal de ses facultés grâce à une pension colossale versée par l’actrice. Heureusement, Angélique était entretemps passée par là.
Michèle sera officiellement libre en 1967.

L’actrice, devenue Angélique est au sommet de la popularité et semble un peu se chercher une identité médiatique en dehors de son personnage. Tantôt elle se lamente de ne pas avoir d’enfant et voudrait jouer Jeanne d’Arc plutôt qu’Angélique. Elle feint les belles esseulées, tristes et solitaires à Port Cross mais reçoit les journalistes.
Tantôt elle se fait enjôleuse, affirmant que la profondeur d’un décolleté n’est pas une question de pudeur mais de température. Peine perdue, quoi qu’elle dise, fasse ou pense, le public s’en fout s’il ne s’agit pas d’Angélique. Sur le plateau de « Angélique marquise des Anges », Michèle trépigne. Il est hors de question qu’elle se dénude, elle est une vraie actrice, tout est dans le regard pas dans le téton, et en un mot comme en cent elle ne mange pas de ce pain là ! Lassé, Bernard Borderie lui lance : « Alors pourquoi l’avez –vous fait dans le film de Truffaut ? » Sidérée, la belle marquise s’exécute.
Angélique pour Michèle, c’est à la fois Caroline pour Martine et Sissi pour Romy. Un rôle en or dans un film qui triomphe et dont le public réclame des suites. Martine aura d’autres choses à offrir à son public qui l’acceptera dans d’autres rôles. Romy Schneider a aussi plus de chance que Michèle dans son malheur, car si le public EXIGEAIT du Sissi à la pelle, le personnage ayant été assassiné dans la réalité, tôt ou tard, il aurait bien fallu en finir avec la fiction.
Pour Michèle c’est autre chose.

Le personnage est fictif. Si l’actrice s’était laissée faire on aurait eu « Angélique contre Fantômas », « Angélique et les gendarmettes », « Angélique a marché sur la lune », « Angélique en gérontologie » Le personnage pourtant n’est pas très futé, car Angélique est plutôt nigaude. Pour ne pas dire la crème des connes (dixit Michel Audiard) mais il a complètement phagocyté l’actrice, tel un vampire.
Car reconnaissons-le, cette Angélique n’a pas inventé le fil à couper le beurre. Elle n’a aucune suite dans les idées, saute du coq à l’âne plus vite que le scénario, le tout dans des costumes assez bâclés et un maquillage très sixties. Elle est barbouillée d’eye-liner, d’ombres à paupières bleues et de gloss « effet je transpire de la bouche » à la cour de Louis XIV.
Exemple : Dans Indomptable Angélique, elle apprend l’existence de la « mumi ». Personne ne sait ce que c’est, mais il se trouve que Geoffrey de Peyrac son mari supposé mort en voulait. Donc, elle en veut aussi. La bouteille qui contient cette chose est entre les mains de Samy Frey qui est paraît-il un Perse tueur en série de blondes. Au péril de sa vie, elle obtient enfin après moult péripéties la fameuse « Mumi ». Puis elle l’oublie et la perd en route ! On ne sut jamais à quoi ça servait ! Il semblerait que ce soit du pétrole, mais comme on n’a pas encore inventé les moteurs…

Aimable avec ça, dame Angélique !
Quand elle dit à un de ses laquais sur un ton péremptoire : « Vous, attendez moi ici ! » …Elle ne repasse plus jamais par là ! Et surtout, elle est affublée d’une perruque monstrueuse dont j’ignore la matière première mais qui doit être une fibre synthétique de l’époque. Du crylor ? Cette chose orange dont on faisait des couvre-lits de fausse fourrure fluorescente ? La chose qui la chapeaute tel un couvercle velu, a le privilège de sa rallonger, se raccourcir, se boucler, se lisser selon les circonstances.

Un peu comme les costumes de James Bond immunisés contre les taches et les faux plis.
Fi de la réalité et de la crédibilité. Moins que la mièvrerie de l’histoire, c’est ce côté pin-up artificiel qui flanque tout par terre.
Autre exemple : Angélique va être vendue comme esclave par des pirates. De terreur, ses faux-cils s’allongent et elle a un très seyant chignon lissé pour l’occasion. Les pirates, ces barbares qui l’ont coiffée ont fait un stage chez Alexandre de Paris. J’ai oublié de dire qu’Angélique ne se fait kidnapper QUE par des scélérats qui ont toute une garde-robe à ses mesures qui l’attend dans ses multiples geôles avec une armada d’esthéticiennes.
Donc, comme la vilaine refuse d’être vendue, on l’enferme dans « La tour aux chats ».
Au bout d’un moment d’une violence insoutenable où des chats miaulent, elle ressort de la tour, d’accord pour être vendue avec un chignon bouclé à faire pâlir la Brigitte Bardot des grands jours ! C’est comme on vous le dit.
Par contre, j’ignore pourquoi Angélique a la phobie des miaulements de chats.
Hormis ses accoutrements inadéquats, miss Angélique a le don de cumuler conneries sur conneries, on en trouve moins dans les pieds nickelés. La saga débute lorsqu’Angélique, adolescente déjoue un complot contre le roi ! Dès la scène suivante, elle se plante au milieu des conspirateurs et lance : « Moi je suis au courant du complot tralalère ! » Du coup, elle vole la tête la première au couvent ! En prison chez les cornettes

Hormis cette faculté de se mettre dans les pétrins les plus crétins, elle porte une poisse insensée à tous ceux qui veulent l’aider. Son fidèle serviteur de quand elle était petite croit qu’elle va se faire violer et veut la défendre ? Un coup de fourche dans le bide ! Son pote Nicolas, le beau Giuliano Gemma lui vient en aide ? La passoire trouée. Son nain fidèle ? Une balle dans l’œil à travers un trou de serrure. Sa servante ? Poignardée à sa place. Une autre sera tuée à l’acide ! Noel Roquevert ? Assommé et brûlé vif. Jean-Louis Trintignant ? Pendu ! Un lépreux qui lui donne un renseignement ? Chute dans le vide. Son médecin ? Noyé. L’abruti qui la prend en galère-stop aussi. Même un enfant, confié à ses bons soins se fait occire sous ses yeux par une bande de satyres pédophiles en goguette sans que ça ne la décoiffe. Les deux ahuris qui la sauvent des griffes du sultan : ad patres ! Il n’y a pas de raison. Même ses propres enfants sont capturés par d’autres pédophiles, ceux-ci étant très présents dans l’oeuvre, c’est dire l’ambiance !
Et son mari, son cher Geoffrey de Peyrac ?
Elle lui fout l’inquisition à dos avant de lui faire avoir des crosses avec le roi de France.
Le pauvre doit vivre dans les égouts comme un rat avec son pote lépreux. Devenu un pirate estimé, il la retrouve et perd son bateau aussi sec !
(Au passage il invente aussi le bathyscaphe dans une barrique à vin !)
Avec un scénario de « Nous Deux » en plein éthylisme, le film fait un triomphe ahurissant. Toutes les suites, chaque fois pires avec une régularité de métronome en font autant .
L’actrice tourne d’autres films entre les Angéliques, mais tout le monde s’en fiche. Michèle Mercier est Angélique et il est hors de question qu’elle en enlève la perruque.

Le premier passage de la série à la télévision provoque un réel enthousiasme.
Les chaînes, friandes d'audimat, repassent inlassablement les aventures de cette godiche un peu nymphomane quasiment en boucle. Les sorties en VHS puis en DVD feront un malheur.
L’actrice intentera même un retentissant procès à ses producteurs, car le contrat signé à l’époque l’évinçait de la manne céleste des royalties (Du coup Sheila pense à faire pareil pour ses 45 tour !) Michèle va vouer durant tout un temps une haine fort compréhensible à Angélique, puis, le temps passant, elle finira par en garder un souvenir ému.
Michèle Mercier affirme aujourd’hui avoir fait consciencieusement son travail dans cette série de films. On peut en douter lorsqu’on voit son fabuleux travail dans certains des films tournés entre deux épisodes des folles aventures de la dinde haute époque.
Si l’on visionne « Le Tonnerre de Dieu » et puis qu’on la voit se faire fouetter avec une mine exaspérée, nous gratifiant de temps à autre d’un « Aïe » peu synchrone avec le bruitage du fouet dans « Angélique et le Sultan », on est en droit de se poser de légitimes questions.
La belle Michèle refusera sans appel la poursuite de la série à succès. Le public en restera sidéré. Une telle ingratitude ! Le priver de sa chère Angélique qui a tant souffert. Une actrice qui était payée grassement pour porter des belles robes dans des beaux châteaux et se faire agresser sexuellement par de bien beaux hommes !Comment peut-elle, l’ingrate, claquer la porte dorée de sa prison ?

Le drame, c’est que non seulement le public ne s’imaginait pas Michèle Mercier dans un autre rôle, mais pour les producteurs, elle était marquée au fer de la médiocrité populaire en robes à paniers. En ces temps de nouvelle vague et autre cinéma intellectuel, les stars populaires comme Fernandel ou Maurice Chevalier étaient toisées avec un certain dédain par cette nouvelle génération de cinéastes jeunes et tristes, sans poésie ni envergure qui firent tourner Chantal Goya.
Michèle déclarait : « Je ne regrette pas d’avoir tourné les Angélique, ou plus exactement, je n’en veux pas à Angélique ! » Sous ce sibyllin constat se cachait une réflexion plutôt lucide : « Lorsque la proposition Angélique est arrivée je ne tournais pratiquement plus qu’en Italie et j’y ai vu une opportunité de retour vers le cinéma français. Personne alors ne pouvait imaginer le succès incroyable de ce film qui allait générer quatre suites ! Mais je connais assez l’esprit étriqué des producteurs et leur peur du risque pour ne pas m’étonner de ce qui m’arrive. Si j’avais triomphé en prostituée ou en bonne sœur on ne me proposerait plus que ça, c’est comme ça, c’est une des réalités du métier. L’étiquette que l’on vous colle. Je ne détesterais pas faire encore un Angélique de temps en temps si les mentalités dans le milieu du cinéma étaient différentes et si on me permettait de tourner d’autres rôles dans d’autres films en même temps »

Deny De La Patellière tendit la main à Michèle, main dans laquelle il tenait de solides contrats pour de bons rôles dans de bons films. Mais lui aussi souffrait du même mépris générationnel que Michèle.
Elle lutta, choisit les meilleurs rôles possibles dans ce qu’on lui proposait, c'est-à-dire rien de bien exceptionnel. Ce n’est pas « Une Veuve en Or » qui allait la sauver. Malgré Audiard.
Michèle Mercier dans l’univers d’Audiard, était-ce une bonne idée, était-ce seulement possible ?
La belle Michèle s’estimait selon Audiard arrivée au sommet de la « superstarisation » ce qui n’était pas tout à fait vrai. Mais pas tout à fait faux non plus. En 1966, elle est troisième au box-office féminin français derrière Brigitte Bardot et Jeanne Moreau, chassant Mireille Darc à la quatrième place.
Rechignant sur ses répliques toujours selon Audiard, elle se débattait avec ses costumes. Des robes aussi moulantes que fragiles qui se déchiraient au moindre mouvement et qui la laissaient parfois entièrement nue sue le plateau devant des techniciens ravis et un Audiard hilare. Reste que sa chanson « la fille qui fait Tchik-ti-Tchik » est tout à fait savoureuse et ne dépareille pas dans le florilège Gainsbourgien.

C’est Michèle Mercier elle-même qui, agrippée au scénario de cette « Veuve en Or » depuis deux ans, sollicita Audiard pour le réaliser. Malheureusement pour elle qui croyait tourner une comédie musicale, Audiard tourne une histoire grinçante qui n’a aucun rapport avec « Chantons Sous la Pluie ». Quant aux ravissants numéros chantés et dansés tournés par Michèle en état de grâce, seule la poubelle du montage put s’en régaler !
Elle aurait pu espérer beaucoup des « Amours de Lady Hamilton » mais là aussi l’ombre d’Angélique plane sur le film, accompagnée cette fois de celle de Vivien Leigh qui avait fait du rôle un chef d’œuvre sous la direction de Korda. Angélique pouvait-elle succéder à Scarlett ?

« Soleil Noir » n’eut pas beaucoup plus de chance, l’équipe partit tourner dans le sud Algérien où ils arrivèrent en Août par une température de 50° à l’ombre, Toute l’équipe dégoulinant devant les caméras et s’évanouissant derrière, l’œuvre fut terminée dans l’exotisme flamboyant d’Ermenonville au cirque Jean Richard.
Alors elle se fit productrice, se lança dans l’aventure de « Macédoine » (La Femme Sandwich) ce fut un échec cuisant, encore aujourd’hui ce film est impossible à voir. A peine si l’on se souvient qu’il a un jour existé.
Michèle comme à son habitude avait fait grand tapage autour de son projet mirifique qui selon elle ferait passer « Autant en emporte le vent » pour un vieux rossignol de brocante en faillite. Et bien entendu elle ne lésina pas sur quelques déclarations par trop intempestives ou très maladroites.
Ce qui naturellement fit beaucoup rire à ses dépens.
Lorsqu’elle annonce à un journaliste qu’elle engage Sacha Distel et Nicole Croisille pour les chansons du film, le journaliste s’en étonne en toute bonne fois en lui disant « Pourquoi Nicole Croisille puisque vous aussi vous chantez ? » Elle lui fait alors cette réponse magnifique « Oui mais en tant que productrice je dois veiller à ce que les choses soient bien faites ! »

Le torchon brûla entre l’actrice-productrice et son réalisateur, Jacques Scandelari, qui tourna un film de trois heures puis refusa de le terminer, trouvant inacceptable que l’on veuille couper son coucher de soleil de 20 minutes ! « Macédoine » devenant à ma connaissance le seul film à ne pas avoir de nom de metteur en scène à son générique.
Michèle s’estimait doublement trahie. La carrière de Scandelari était en carafe depuis « La Philosophie dans le Boudoir ». Mais Michèle avait aimé le film, trouvait injuste l’ostracisme dont souffrait le réalisateur et lui proposa la réalisation de « son » film. Sauvé tant bien que mal et réduit à une durée plus raisonnable, le film sortit dare-dare pour remplacer un autre film qui faisait un four colossal.
L’opération se fit dans un anonymat de sauvette et les affiches de « Macédoine » furent placardées dans Paris alors que le film n’était déjà plus projeté. Michèle va se retrouver seule face à ses espoirs déçus et sa fortune enfuie dans le gouffre de « Macédoine ». Sa situation fut si critique après cette malheureuse aventure que l’actrice signa pour trois films en Italie dont les dates de tournage étaient les mêmes et jongla avec son emploi du temps d’un plateau à l’autre .

Malgré tout, sa carrière s’étiole au fil du temps. Avec les Angélique qui repassent sans cesse à la télévision, aucune chance possible que le souvenir s’en estompe et que Michèle puisse passer à autre chose.
Remariée au politicien Claude Bourillot, Michèle plaque tout et le couple s’exile à Hollywood où ils créent une maison de production en 1973.
Michèle avait déclaré être fatiguée et vouloir prendre 15 jours de vacances à…Hollywood. Ce qui fit une fois de plus bien rire et même doublement. D’abord de quoi était-elle fatiguée ? Et quelle actrice ensuite se rend à Hollywood pour se reposer ?
Six mois plus tard, Michèle à qui on ne demandait rien annonce qu’elle « reste encore un peu » à Hollywood car elle va tourner un film avec James Coburn. Film qui n’existera jamais.
En 1976 ils rentrent en France, séparés et devant reconnaître l’échec absolu de l’entreprise américaine.
Elle ne perd pas la face, fait sa rentrée au théâtre dans « Le Bluffeur » avec Jean Lefebvre et minaude devant les journalistes : « mwoui, je suis redevenue brune, mais je n’étais blonde que pour les films, ceci est ma vraie couleur…Pardon ? Le cinéma ? Ah mais je ne suis pas du tout au courant de ce qui se fait, je rentre d’Hollywood vous savez… »

En fait elle avait disparu des écrans depuis cinq ans, prétextant que les choses qu’on lui proposait ne l’amusaient pas.
Paradoxalement, Michèle Mercier était plus fabuleusement belle que jamais et l’amertume lui allait bien : « Dans ce métier, quand tout marche, c’est le tapis rouge et les fleurs tous les jours, mais dès que le succès boude, vous êtes instantanément seule, oubliée, ce n’est même plus la peine d’avoir le téléphone ! »
Peu à peu le cinéma l’oublie jusque dans ses cérémonies et ses hommages, la télévision ne l’appelle pas, on l’y voit déjà suffisamment en indomptable marquise et la brève expérience qu’elle y avait connue lui avait souverainement déplu.
Le fait qu’elle soit titulaire du « prix citron » et qu’elle se vanta durant des années d’en être très fière n’aidait pas ceux qui ne la connaissaient pas à se diriger vers elle, la sachant d’emblée peu coopérative et les griffes vite sorties.

On l’avait croisée encore, souriante et très belle, comme si tout allait bien au festival de Cannes 1973 avec son mari Claude Bourillon où elle se positionnait comme productrice américaine et décolletée.
Mais le public a autre chose à faire que de se pâmer devant Michèle Mercier, il s’agit cette année là de conspuer « La Grande Bouffe » ou d’admirer la revenante Joséphine Baker au bras de son amie Ingrid Bergman.
Alors qu’elle est en tournée théâtrale, Michèle rencontre un homme d’affaires fortuné en Suisse et décide, une nouvelle fois, d’abandonner sa carrière et de filer le parfait amour avec cet homme aimable et d’élever ses deux enfants. Deux ans plus tard, le cancer emporte ce nouvel élu. Michèle n’étant pas son épouse légitime doit plier bagage et rentrer en France.
Il y aura un élu suivant, cette fois un véritable prince italien. Mais la passion s’envole au vent de Rome et trois ans plus tard, Michèle rentre, une nouvelles fois encore, son prince s’était détourné d’elle à en oublier son prénom.
Elle s’associera ensuite avec un escroc pour créer une maison d’édition et se fera littéralement piller par l’individu parti se réfugier au Vietnam avec son argent. Elle doit vendre meubles, bijoux, tableaux pour se maintenir à flot.

Vieillie, elle ressurgira avec le lancement d’une gamme de 12 parfums, un par signe astrologique et cette expérience dans la parfumerie restera aussi vaine que celle dans la production.
Michèle s’effaça donc du paysage médiatique, affirmant à ceux qui s’en inquiètent qu’elle était très fière de cette Angélique qu’elle aime tant. Chaque fois qu’une personnalité étrangère de grande importance était reçue par la France, on lui demandait curieusement quel était son film préféré et tous, à l’unanimité répondaient « Angélique ». Michèle Mercier s’empressait aussitôt d’en informer les gazettes.
En 2006, elle sera élevée au rang de chevalier des arts et des lettres. Malgré ce joli ruban honorifique, Michèle va laisser le temps qui passe alourdir sa silhouette et rider son si beau visage, afin sans doute, de ne plus croiser dans son miroir celui de la fieffée Angélique De Peyrac de Plessibélière de Monteloup, son vampire.
Michèle a pris ses quartiers à Cannes dont elle aime le soleil et la vie provinciale hors saison. Mais il ne faudrait pas croire pour autant qu’elle soit retraitée !
Michèle Mercier reste une actrice et une actrice qui tourne. Mais le public le sait peu puisqu’elle ne tourne pas « Angélique ».
Celine Colassin

QUE VOIR ?
1957 : Retour de Manivelle : Le film des débuts, un bon moment de cinéma et Michèle Mercier très crédible en boniche nunuche. Sa scène avec Bernard Blier en policier qui l’interroge sur un texte d’Audiard est jubilatoire.
1957 : Donnez-Moi ma Chance : Léonide Moguy, toujours à l’affût de jolies brunettes débutantes se précipite sur Michèle Mercier et en fait une jeune aspirante à la gloire.
1958 : Mademoiselle Ange : Michèle a pris beaucoup d’assurance et se sophistique à l’extrême pour traumatiser Henri Vidal, elle n’a cependant qu’un second rôle, Romy Schneider étant cette « Mademoiselle Ange » en question.
1959 : Les Nuits de Lucrèce Borgia : Voilà qui semble être intéressant !
1959: La Ligne de Mire : je n’ai pas vu ce film mais seulement lu un article très prometteur sur le partenaire de Michèle : Pierre Assier. Michèle, elle magouille dans le trafic d’armes !
1959:Tirez sur le Pianiste : François Truffaut glisse la future Angélique dans le lit de Charles Aznavour !
1959: La Brune que Voilà : Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais c’est quand même du Robert Lamoureux mais dieu que Michèle est belle.
1960 : Aimez-Vous Brahms ? Michèle n’a qu’une courte scène, incarnant une des multiples aventures d’Yves Montand.
1960: Le Saint Mène la Danse : Avec Félix Marten, on croit rêver.
1961 : Le Boucanier des Iles : Michèle dans la flibuste.
1962 : Gli Anni Ruggenti : Ce film restera un des préférés de Michèle parmi tous ceux qu’elle a tournés. Elle y est dirigée par Luigi Zampa sur un scénario librement inspiré de Nikolaï Gogol. Il aurait été pourtant souhaitable que le respect des costumes soit mieux traité. La garde-robe de Michèle a 30 ans d’avance sur l’époque du film censé se dérouler en 1937.
1963 : Symphonie pour un Massacre : Film noir et Michel Auclair comme partenaire pour une Michèle Mercier fabuleuse de beauté.
1964 : A Global Affair : Bob Hope se retrouve flanqué d’un bébé abandonné et toute une kyrielle de bombes sexuelles veulent à la fois adopter l’enfant et épouser Hope !
1964 : Angélique Marquise des Anges : Angélique à la cour des miracles.
1964 : Alta Infidelta : Michèle dans un fil à sketchs italien est dirigée par Mario Monicelli et s’en déclare très satisfaite. Michèle partage son sketch avec Bernard Blier et Ugo Tognazzi.
1964 : Via Veneto : Michèle profite de son séjour italien pour partager l’affiche d’un film avec Gérard Blain
1964 : Frenesia dell’estate : Michèle partage la vedette avec Sandra Milo. Et si l’excellente Sandra est la star officielle du film de Luigi Zampa, il faut bien admettre que Michèle ne fut jamais plus belle que dans ce film.
1965 : Le Tonnerre de Dieu : Malgré l’amour qu’elle porte à ses précieux « Angélique », Michèle Mercier tire toute sa fierté légitime de ce film où elle donne la réplique à Gabin qui trouvait « Qu’elle en avait dans le buffet ! » C’est vrai qu’elle ne dépareille pas entre Gabin, Lilli Palmer, Georges Géret et Robert Hossein.
1965 : Merveilleuse Angélique : Hé oui, Angélique est merveilleuse.
1965 : Casanova 7O, alias Marcello Mastroianni qui s’en prend entre autres à Michèle, Virnal Lisi, et à la tragique Marisa Mell.
1966 : Soleil Noir : Deny de la Patellière qui a toujours eu beaucoup d’admiration pour Michèle lui confie un joli rôle dans un film passé inaperçu, Michèle, bravache, coupe ses cheveux très courts pour se désolidariser d’Angélique nous dit-elle.
1966 : Comment j’ai appris à aimer les femmes : Le monsieur qui parle de la sorte est Robert Hoffmann déjà croisé avec Danielle Darrieux dans « 24 heures de la vie d’une femme », je présume qu’il sait effectivement de quoi il parle car ce film joue le choc des générations féminines : de Romina Power à Zarah Léander en passant par Anita Ekberg, on y croise une kyrielle de célébrités féminines. Forte de son statut de star, Michèle exige et obtient la tête d’affiche, ce qui n’empêche pas la nullité du film.
1966 : Angélique et le Roy : le Roy c’est Jacques Toja qui semble Lui aussi s’être volatilisé dans les aventures froufroutantes de dame Angélique. Reste l'intérêt de revoir la tragique Estella Blain en Madame de Montespan.
1967 : Le plus vieux Métier du Monde : Film à sketches très inégal puisqu’on y croise Deny de la Patellière et Jean-Luc Godard à la réalisation ! Michèle est ici une femme préhistorique sans doute pour concurrencer Raquel Welch.
1967: Indomptable Angélique : hé oui, Angélique est indomptable.
1968 : Les Amours de Lady Hamilton : Remake d’un classique où avaient brillé Vivien Leigh et Laurence Olivier. Michèle qui ne doute de rien se lance dans cette resucée kitsch avec une bonne volonté et une énergie qui font plaisir à voir. L’actrice voulant se diversifier dans sa carrière n’hésite pas ici à changer à perruque et troque la blonde contre la brune.
1968: Une Corde un Colt : Angélique et Joffrey chez les cow-boys ! S’étant sans doute pris au jeu, se prenant peut-être vraiment pour le sorcier Peyrac, celui qui sait tout faire, Hossein écrit, dirige et joue ce western tourné en France.
1968: Angélique et le Sultan : Plus ça avance plus c’est mauvais ! Michèle prend une judicieuse décision : ne pas laisser la marquise des Anges passer le cap des années 70. Les aventures d’Angélique s’achèvent ici et, avec elles, les heures de gloire d’une des comédiennes qui était pourtant une des plus prometteuses de sa génération.
1970 : les Baroudeurs (Les Aventuriers) : Le film est rondement mené et reste très agréable à voir, mais j’ai connu des castings plus cohérents ! Michèle Mercier, Charles Bronson et…Tony Curtis !
1971 : Roma Bene (Scandale à Rome) : Pseudo portrait de l’aristocratie « jet setteuse » de la Rome seventies, le tout saupoudré de séduisants minois : Michèle, mais aussi Virna Lisi et Senta Berger. Notre chère Michèle est à nouveau affublée d’une perruque abominable. Le film vaut aussi par la tête que tire Irène Papas !
1971 : Per amore o per forza (L’amour de gré ou de force) : Michèle joue l’atout charme en Italie. Michèle est la maîtresse d’un industriel qui a quitté sa femme pour elle avant de s‘empresser de tomber amoureux d’une autre
1972 : L’Appel de la Forêt : Passionnant comme un programme télé en grève ! Une histoire de loups, de neige de Charlton Heston et de ficelles grosses comme des câbles d’amarrage !
1972 : Le Viager : Monsieur cinéma himself, Pierre Tchernia est à la mise en scène et nous offre une comédie « épaisse » avec Michel Serrault et Michel Galabru.
1979 : Götz von Berlichingen mit der Eisernen Hand: Petite incursion vite fait dans le cinéma allemand.
1984 : Jeans Tonic : Comédie estudiantine nullissime au possible avec Géraldine Danon.
1998 : La Rumbera : Biopic sur Rachel, danseuse cubaine qui a introduit la Rumba en 1900 et rôle titre pour Michèle.
2011 : Celles qui aimaient Richard Wagner : Un film passé bien inaperçu avec Stéphane Bern et Jean-François Balmer en tête d’affiche
LES FILMS QUE VOUS NE VERREZ PAS
(Avec Michèle Mercier)
Les Grands Chemins : En 1962, Christian Marquant choisit Michèle pour être l’héroïne de son film face à Robert Hossein, ce qui lui aurait ainsi valu la paternité du couple « numéro un » du cinéma français des années 60. Mais bientôt Marquant hésite. Son cœur balance entre Michèle et Romy Schneider puis il se décide en faveur…d’Anouk Aimée.
Pour Lucrèce : 1962 est une année sombre pour Michèle : Jean-Luc Godard la choisit pour cette adaptation de l’ultime pièce de Giraudoux et…Abandonne le tournage après une seule scène.
Puzzle : En 1974, en exil hollywoodien, Michèle annonce qu’elle se prépare à tourner ce film avec James Coburn.


