MIOU MIOU
- Céline Colassin
- il y a 6 jours
- 24 min de lecture

Ecrire un article consacré à Miou-Miou ne m’est venu à l’esprit qu’assez tard pour deux compréhensibles raisons. L’une tient d’elle et l’autre de moi.
Ce qui tient d’elle est une indifférence exemplaire pour son statut de star du cinéma français. Miou-Miou a abordé sa carrière comme une sorte de cheville ouvrière du cinéma et n’a jamais changé. Elle est une sorte de communiste de la gloire ne semblant pas s’estimer plus digne d’admiration dans un film que sa coiffeuse ou son habilleuse. Elle-même dira « Quand j’ai commencé à être connue, je suis devenue comme un paquet de lessive avec un nom, une étiquette et un prix ».
D’où sans doute son désintérêt absolu pour ses dix nominations aux César du cinéma français.
Inutile de dire qu’il n’a jamais fallu compter sur elle pour s’épancher dans la presse sur ses divers émois. Elle pourrait reprendre à son compte la déclaration de Catherine Deneuve aux journalistes : « Je n’ai rien à vous dire que vous ne sachiez déjà, tout est dit dans mes films ! ».
Quant à moi, et sans doute pour les raisons ci-dessus, je n’ai tout simplement jamais songé à considérer Miou-Miou comme une star. Sans doute trompée par l’aspect bonne copine toute simple de la demoiselle avec le côté gentille tantine bourgeoise qui a suivi. Moi qui ne jure que par Ava Gardner ou Rita Hayworth.

Le 22 Février 1950, naît à Paris dans une famille d’origine bretonne sous le patronyme moins exotique que celui sous lequel elle connaîtra la gloire, Sylvette Herry. Sylvette a une sœur : Marie-Claude.
L’enfance n’est pas heureuse, parents divorcés, père parti, mère travaillant la nuit aux Halles pour élever ses filles.
Sylvette et Marie-Claude vont connaître l’enfance des petites filles désœuvrées trainant dans la rue après l’école. Bientôt elles travailleront avec leur mère, la nuit, aux halles. Lorsque je dis que l’enfance n’est pas heureuse, ce n’est pas juste. Si Miou-Miou ignore qu’il peut se passer une journée sans cris, sans heurts et sans drames, si on n’est décidément pas riches, être malheureux c’est autre chose. Miou-Miou se souviendra d’une ambiance d’amour, de passion. Quant à la dureté des choses, dans un haussement d’épaules elle ajoute « Les enfants, ça encaisse tout, le monde des adultes, ça n’a pas beaucoup de prise sur eux »
Petite parisienne timide et plutôt effacée, la jeune Sylvette rêve d’être comédienne. Elle n’a rien d’une Hedy Lamarr ni d’une Catherine Deneuve ou d’une Mireille Darc mais elle a 18 ans tout frais en mai 1968. Voilà qui n'est pas rien. C’est l’apparition, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, du pouvoir jeune, et jeune, elle l’est ! Sa génération avait gagné la liberté à coups de pavés et de feux de voitures, elle poussa un jour, sidérée elle-même de son audace la porte du destin.

"J’avais 18 ans, avec ma sœur ça faisait longtemps qu’on avait appris à se débrouiller toutes seules. La rue, la dèche, la débrouille on connaissait bien. Un jour je suis passée devant « La Méthode », un petit cabaret de la Contrescarpe. Il y avait Romain Bouteille à l’affiche. Je l’avais entendu à la radio et j’avais tout de suite accroché. Alors je suis entrée, toute innocente avec ma petite robe jaune et mes cheveux tirés en arrière." Elle fréquentait avec sa sœur une boîte de nuit « La Réforme ». Elle y avait rencontré un jeune chansonnier, un certain Michel Colucci. Elle le retrouve dans ce petit cabaret de la Contrescarpe. Maintenant il se fait appeler Coluche.
Il travaille alors avec une bande de potes à la création de leur café théâtre, un genre nouveau. De jeunes godelureaux héritiers à la fois de la nouvelle vague et des évènements récents « vont faire les acteurs » comme bon leur semble à condition que ce soit irrévérencieux.
Depuis qu’elle a poussé la porte dans sa petite robe jaune, Miou-Miou revient tous les soirs. Comme ça, pour passer le temps. Elle mettra un an avant d’oser ouvrir la bouche. Mais c’est pour balancer une vanne qui fait s’écrouler de rire tout le monde. Alors elle fait sa place dans la bande, elle part de chez elle.
Mais le Café de la Gare, comme son nom l’indique, ce n’est pas la comédie française. Il n’y a pas de hiérarchie, il n’y a pas non plus de budgets et encore moins de subsides, tout le monde met la main à tout. La petite Sylvette a l’air de s’être échappée de l’école de coiffure de Pontoise dont elle serait la plus mauvaise élève. Et parce qu’elle dit un jour qu’elle voudrait jouer la comédie, Coluche lui refile d’autorité une brouette de gravats. Ses débuts dans la carrière, Sylvette les fera d’abord dans l’apprentissage de la maçonnerie. Et des travaux il y en a. Le Café de la Gare, ce n’est pas encore la grande salle de la rue du Temple. C’est d’abord une vielle baraque aujourd’hui démolie. On est loin de la fabrique de ventilateurs désaffectée où le Café de la Gare s’est installé depuis. Bien loin du théâtre de 450 places.

Le café de la gare
Coluche, le grand maître d’œuvre du café de la gare n’est pas encore la superstar du rire. Il définit lui-même la troupe par sa devise « copinage et concubinage » D’ailleurs Sylvette est devenue sa petite amie dès son arrivée. Dans l’enthousiasme, elle en laisse tomber son CAP de tapissière !
C’est Coluche qui la rebaptise Miou-Miou après l’avoir longtemps surnommée Miaou Miaou à cause de sa voix aigrelette et presque inaudible.
Outre Coluche et Miou-Miou, la troupe se compose de Romain Bouteille, Martin Lamotte, Renaud, Henri Guibert, Patrick Dewaere et Catherine Sigaux dite Sotha qui écrira avec Romain Bouteille les premières comédies de la troupe initiale.
Sotha devient l’épouse de Patrick Dewaere en 1968 après avoir été la compagne de Romain Bouteille. Patrick Dewaere avait rompu peu de temps auparavant avec la comédienne Elisabeth Wiener. Patrick Dewaere, après son mariage avec Sotha va séduire Miou-Miou et la souffler à Coluche ! Sotha se consolera avec Philippe Manesse, alors directeur du café de la gare.

Si on tient à l’exactitude précise des faits, la troupe dans son ensemble reproche à Coluche d’utiliser leur travail collectif pour ses sketches personnels. Après débat pour ne pas dire tempête, Coluche est purement et simplement renvoyé. Il part, Miou-Miou reste et le tout sans rancune. Sotha et Patrick Dewaere ne divorceront pas malgré leurs nouvelles vies et resteront mariés 11 ans. Toujours pour être exacte, c’est madame qui a quitté monsieur.
Patrick Dewaere est un peu devenu la « grande vedette » du café de la gare. Il est le seul à ne pas y faire ses armes puisqu’il est sur les planches dès l’enfance et a déjà été dirigé par René Clément et Gene Kelly au cinéma. Pourtant le jeune acteur ne s’en vante pas et déclare à l’époque « Je ne porte pas mon passé comme un étendard, je le traîne comme un boulet, je voudrais être laid, tout recommencer à zéro » Et en effet, avant l’aventure du café de la gare, il avait abandonné le métier de comédien et livrait des réfrigérateurs en attendant « d’avoir une gueule intéressante ».
Le « Café de la Gare » correspond magnifiquement à ce que le public de l’époque souhaite voir.
La révolution estudiantine a eu des effets secondaires sur le théâtre. Le théâtre de boulevard dont les parisiens étaient si friands, devient le théâtre ringard de grand papy. Le théâtre d’avant-garde une distraction pour intellectuels prétentieux et même la comédie française a bien perdu de son lustre. Quant à l’illustre compagnie Barrault-Renaud, Mai 68 a eu raison d’elle.
De bonnes pièces bien drôles mais non dénuées de sens que l’on savoure entre potes devant une bonne bière, voilà ce que l’on veut ! Le Café de la gare avait ouvert ses portes le 12 Juin 1969 avec le slogan « C’est Moche, c’est Sale, c’est dans le Vent »

Très vite la réputation s'est faite, le succès aussi. La troupe s’enrichit de tout ce qui fera le cinéma français des années futures. Les trublions de départ sont rejoints par Gérard Depardieu, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Gérard Lanvin, Bernard Lecoq, Anémone, Christian Clavier et Gérard Jugnot. Miou-Miou sera même la vedette d’une comédie musicale maison « Ginette Lacaze ».
Miou-Miou et Patrick Dewaere font maintenant office de « piliers » et le cinéma s’intéresse à ce jeune acteur plein de fougue et de délire.
Un peu trop d’ailleurs. Le cinéma français n’est pas prêt pour Patrick Dewaere. Il ne le sera d’ailleurs jamais. Des réalisateurs comme Claude Sautet, Gérard Pirès ou Robert Enrico renonceront à lui après l’avoir engagé. L’acteur est déjà insoumis, instable, il est déjà diagnostiqué souffrant de tendances suicidaires.
En 1974, c’est enfin l’année du miracle. Bertrand Blier prépare son film « Les Valseuses » et s’est décidé pour Gérard Depardieu, Miou-Miou et Coluche. Il changera d’avis en visionnant les essais de Patrick Dewaere.

On imagine aujourd’hui le tournage de ce film comme une parenthèse enchantée de folie et de rires dans les vies et ls carrières de la joyeuse petite bande. Or, rien n’est plus faux. Bertrand Blier connaissait bien Georges Lautner. Miou-Miou avait tourné « Quelques messieurs trop tranquilles ». Quand Lautner a su que Bertrand Blier cherchait son casting pour son film, il l’a emmené voir Miou-Miou au café de la gare où elle jouait avec Patrick Dewaere.
Blier avait déjà choisi Depardieu et Miou-Miou lui parut une évidence. Par contre Blier n’était pas du tout convaincu par Patrick Dewaere. Ce qui leur faisait un point commun puisque Dewaere ne voulait pas du rôle. Il y aura plus de 50 essais d’acteurs pour le rôle et personne ne donnera satisfaction à Blier. Coluche était donc envisagé comme un pis-aller. Les dates du tournage approchaient. C’est Miou-Miou qui va dire à Bertrand Blier « Au point où on en est, essaie quand même Patrick. Restait à convaincre Patrick de passer les essais.
C’est un détail d’apparence anodine qui va faire basculer les avis en faveur de Patrick Dewaere. Le personnage de Dewaere est plus fragile physiquement que celui de Depardieu. Or, les deux acteurs ont la même taille, la même stature et Dewaere est bien plus musclé et athlétique que Depardieu. Le problème de statures mis à plat, Dewaere s’est exclamé « Ah mais si je dois être plus petit et plus maigrichon que Depardieu, c’est comme ça que le public me verra c’est comme ça que je serai."

Exit Coluche.
Quant au tournage, il était trop crucial pour les acteurs, pour le réalisateur et même pour Bruno Nuytten à la lumière. Pour tous c’est la première grande chance, le baptême du feu.
Alors personne n’a le temps de rire, de blaguer, tout le monde est sur les dents, tout le monde défend son point de vue, son travail. Bertrand Blier fera ses valises plusieurs fois.
Toute l’équipe est à bout de nerfs, au bord de l’explosion. Alors quand la tension se relâche, tout se délite, les choses dérapent. Dewaere et Depardieu sont la cause de deux semaines de dépassement à cause de leurs frasques incessantes. Le film va devenir culte dès sa sortie et engranger près de six millions à sa sortie française.
Sur le plateau de Blier, Dewaere et Miou-Miou se déchirent, l’acteur est persuadé, à tort, que sa compagne va le quitter pour Gérard Depardieu qui essuie les plâtres de sa jalousie maladive. Pourtant, le 13 Août 1974, Miou-Miou fait de Patrick Dewaere le papa d’une petite Angèle. Etrangement, le jeune père ne reconnaît pas la petite fille qui portera le nom de sa mère, Angèle Herry.
Le public considère Miou-Miou comme une bonne copine. L’image d’une fille simple, drôle et rassurante. Parfois on la reconnaît dans la rue. On l’aborde comme si on la connaissait depuis toujours et qu’on l’avait vue la veille encore au bistrot du coin.
Par contre, elle est une maman bien différente de l’image qu’elle donne au cinéma. Elle emmène sa petite fille partout avec elle, sur les tournages dans les hôtels.
« Quand j’ai tendance à m’emballer un peu trop, elle me ramène vite sur terre en me rappelant l’essentiel : pipi caca manger dormir ».

Elle veille sur Angèle comme une poule sur un œuf frais pondu. Elle n’est pas qu’une maman aimante, elle est une maman passionnée. Hors de question de confier la petite Angèle à qui que ce soit. C’est à Miou-Miou de veiller. Plus tard elle déclarera dans un éclat de rire « J’aurai été plus proche de mes bébés que si j’avais travaillé en usine ! »
L’ascension de Patrick Dewaere semble fulgurante, elle ne l’est pas. Porté par le triomphe des « Valseuses » qui a fait de ses trois vedettes trois stars du cinéma et accessoirement qui a remis au sommet Jeanne Moreau et fait découvrir Isabelle Huppert, le public lui préfère Gérard Depardieu qui atteint des sommets encore jamais égalés en un temps record.
Miou-Miou de son côté a fait depuis longtemps la conquête absolue du réalisateur Georges Lautner qui fait d’elle la star de ses films, Miou-Miou succédant ainsi à Mireille Darc qui était jusqu’alors l’égérie absolue de Lautner.
Patrick Dewaere est lui aussi un acteur célèbre mais son comportement cyclique effraie encore plus qu’il ne convainc. Souvent envisagé, on se dirige plutôt vers Depardieu. Les deux acteurs sont les plus sollicités de leur époque et semblent parfois interchangeables.
Depardieu en plaisante : « Avec Dewaere c’est très bien et ce n’est pas cher, avec Depardieu c’est beaucoup plus cher et ce n’est pas mieux ! » Mais Dewaere, lui ne plaisante pas, il a pris ombrage de la suprématie de la carrière de Depardieu sur la sienne.

Depardieu et Miou-Miou tournent beaucoup, défendent leurs intérêts.
Quand ils se retrouvent 4 ans après « Ls Valseuses » sur « Dites lui que je l’aime » ils ont tourné chacun dix films. Dewaere est resté avec ses idéaux de ne tourner que les rôles dont il a vraiment envie. Tant pis s’il n’y a pas de budget et tant pis s’il doit tourner tout un film pour une seule scène dont il avait envie. Il a des moments d’abattement complet où il déclare qu’il s’ennuie tellement dans sa vie que la seule chose qui pourrait encore le distraire un peu, ça serait de se pendre. Il refuse les rôles de policiers car il les déteste, refuse de toucher les armes à feu dont il a une terreur folle puis accepte un rôle de flic flatté d’interpréter un rôle écrit pour Alain Delon. Il crache sur le système puis s’effondre en larmes lorsque le César du meilleur acteur lui échappe.
Dewaere et Miou-Miou sont alors des acteurs phares du cinéma français et l’actrice est la plus sollicitée et la plus présente au cinéma durant plus de dix ans. Elle va tourner sans relâche et cumuler les succès personnels et commerciaux.

A cette époque, Miou-Miou œuvre plusieurs fois pour avoir Patrick Dewaere comme partenaire à l’écran mais ce n’est pas chose facile. L’acteur qui a découvert la drogue est plus ingérable que jamais. Il n’hésite pas à dire aux réalisateurs qui l’ont fait tourner que leurs films sont de pures merdes. Miou-Miou avait bataillé pour lui pour « Elle Court, Elle Court la Banlieue » où on avait fini par lui préférer Jacques Higelin. Elle l’a imposé pour « Un Génie, Deux Associés, Une Cloche », une superproduction italo-américaine mais l’acteur l’envoie paître, refusant de se montrer dans « une singerie pareille » ! Il préfère travailler à la musique de « F Comme Fairbanks » un film « qui lui va » pendant que Miou-Miou bataille, cette fois en vain pour l’imposer dans « D’amour et d’Eau Fraîche », un mélo avec Annie Girardot en tête d’affiche.
Après Jacques Higelin et Robert Charlebois, on préfère pour la troisième fois un chanteur à l’acteur. C’est Julien Clerc qui sera le partenaire d’une Miou-Miou on ne peut plus mécontente. C’est un quatrième chanteur, Alain Souchon qui sera finalement préféré à Dewaere pour « L’été Meurtrier ».
Si Miou-Miou est mécontente de tourner avec Julien Clerc et non avec Patrick Dewaere, elle ne va pas le rester. Epuisée par une carrière qu’elle mène sur les chapeaux de roues et par sa relation tumultueuse et délétère avec Patrick Dewaere, elle succombe aux charmes tendres du chanteur à succès.
Julien Clerc vient d’être quitté par France Gall, ces deux-là souffrent. Ils se rapprochent.

Miou-Miou déclarera en toute franchise : « J’étais jeune, j’avais 24 ans, j’étais encore une petite fille même si j’étais déjà maman. Julien a été une évidence, même si je ne voulais pas l’admettre, je l’ai aimé dès que je l’ai vu, j’ai été amoureuse de suite. Avec Patrick notre couple était à la dérive, au fond j’étais seule, seule dans ma vie, seule à la maison, seule avec ma fille. Là j’allais mûrir et apprendre que les ruptures sont des choses qui font souffrir éperdument »
Le tournage sera un enfer, Dewaere débarque casser la figure à Julien Clerc devant une Annie Girardot sidérée par ces « nouveaux comportements » !
Mais Miou-Miou tient bon. Elle quitte Patrick Dewaere alors qu’elle s’apprête à jouer l’amour fou dans ses bras dans leur film suivant « F Comme Fairbanks ». Un autre tournage difficile.
Dewaere s’est battu pour le film comme si c’était le sien. Il a même écrit la musique du film. Il s’est investi à 1.000.000 de %, il tourne avec Miou-Miou qui fait de son mieux mais préfèrerait probablement être ailleurs. Un jour au milieu d’une scène, il fracasse une cloison de bois avec sa tête devant l’équipe médusée et Miou-Miou terrifiée. Terrifiée pour lui.
Chaque soir après les prises de vues il faut décider avec qui la petite Angèle rentrera à la maison.

Le film ne trouve pas son public. Un bide qui affecte profondément Patrick Dewaere. Pire encore, Miou-Miou est nommée aux César pour le film. Pas lui. Il sera nommé pour un film où il s’était moins investi personnellement « La Meilleure Façon de Marcher ». Miou-Miou est évincée par Annie Girardot pour « Docteur Françoise Gailland » et s’en fiche complètement. Patrick Dewaere est battu par Michel Galabru pour « Le Juge et l’Assassin » et ça le dévaste.
« F Comme Fairbanks » est un autre échec après celui « D’Amour et d’Eau Fraîche » pour Miou-Miou.

Le couple Miou-Miou Julien Clerc s'est officialisé mais doit déménager. France Gall se plaint de leur présence trop près de chez elle "pour l'espionner". Ils font alors l'acquisition d'une ferme et s'empressent de faire faillite. Miou-Miou renonce avec grand peine à sa nouvelle passion fraîchement découverte: l'abattage des poulets.
Le couple se sépare, Julien Clerc sera le père de la seconde fille de Miou-Miou.
Le nouveau couple s’installe dans une ferme dans l’Yonne. Loin des médias au milieu des enfants, des copains et des animaux. C’est là que julien Clerc fête ses 30 ans et écrit pour Miou-Miou « Ma préférence ».
Patrick Dewaere ne se remettra jamais de leur rupture et bien plus tard, devant des amis stupéfaits il va passer des nuits à arracher des affiches de Julien Clerc en concert.
Plus tard encore, c’est Miou-Miou cette fois qui refusera de retrouver le duo Depardieu-Dewaere pour « Préparer vos Mouchoirs » argumentant qu’elle ne souhaite plus tourner nue. Du coup, Dewaere refuse « Au Revoir à Lundi » avec Miou-Miou et Carole Laure.
Ils acceptent ensuite un film d’époque « La Java » qui doit enfin les réunir à l’écran sous la direction de Claude Miller mais le projet est abandonné faute de financement suffisant.
Miller fera encore travailler Miou-Miou sur « Dites-lui que je l’aime » mais avec Gérard Depardieu. Elle apparaît dans le film avec les cheveux tirés en arrière retenus par deux barrettes et déclare sans rire « J’adore ce personnage, je ne m’étais jamais autant investie dans les accessoires ». Dès qu’ils se retrouvent la complicité née sur le tournage de Blier réapparaît. Même s’ils ne s’étaient plus croisés que par hasard durant les 4 ans écoulés. Miou Miou déclare « Aujourd’hui Gérard a accepté sa violence et moi j’ai accepté qu’il l’accepte. Alors pour moi c’est facile de travailler avec lui. On s’admet l’un l’autre. Ça peut paraître compliqué mais c’est comme ça »

Près de dix ans auront passé avant que le trio mythique des Valseuses ne trouve un projet qui leur convient à tous et accepte de se réunir à l’écran « Tenue de Soirée ». Mais à l’heure du tournage, on le sait, Patrick Dewaere ne sera plus là.
En attendant ces heures fatidiques qui vont suivre, Miou-Miou est donc devenue la compagne de Julien Clerc, la maman de leur petite Jeanne qui vient au monde en 1978 et gardera, elle aussi, le patronyme de sa maman : Jeanne Herry.
Miou-Miou est aussi l’actrice la plus en vue et la plus vue du cinéma français. Après l’électrochoc des valseuses, elle a continué sa collaboration avec Lautner commencée l’année précédente avec « Quelques Messieurs trop Tranquilles » et tourner avec lui près d’un film par ans, ce genre de films drôles, joyeux et sans prétentions que Dewaere déteste et où s’engouffre tout son entourage.
Miou-Miou est populaire en France, elle est une star en Italie et son capital sympathie lui permet de continuer sa carrière comme si de rien n’était même si elle connaît quelques jolis bides que le public fait mine de superbement ignorer. Parfois elle-même est déçue des films qu’elle tourne et dont elle espérait beaucoup. C’est le cas avec « Les routes du sud » de Joseph Losey avec Yves Montand. Tout le monde lui surinait que ce serait probablement le plus beau film de sa carrière. Mais Losey la dirige froidement, accaparé par sa technique et sa lumière. Et puis elle a peur qu’au final, le film ne devienne un film politique. La politique, elle s’en tamponne complètement. Elle ne veut pas de cette estampille.

En 1978, alors qu’elle tourne avec Losey, Les César s’intéressent à Miou-Miou pour la seconde fois consécutive et lui offrent une nomination pour « Dites-Lui que je l’aime ». Simone Signoret l’emporte pour « La Vie devant Soi » et Miou-Miou s’en fiche toujours autant. Patrick Dewaere et Gérard Depardieu, également nommés sont vaincus par Jean Rochefort.
En 1980 enfin, c’est elle qui est la lauréate pour « La Dérobade » Une lauréate absente, ce n’est une surprise pour personne sauf pour Romy Schneider. Evincée ce soir là par Miou-Miou, elle monte en chaire pour fustiger ces actrices qui méprisent la profession en méprisant les honneurs respectueux qui leur sont faits ! Romy sera très vivement applaudie ce qui n’empêche pas Miou-Miou de rester fidèle à sa ligne de conduite ! « Les César je n’y vais jamais, ca ne m’intéresse pas, je m’en fous ! » Voilà qui est dit !
Le cinéma français restera tenace et la nommera encore sept fois entre 1984 et 1998. Comment ignorer ses prestations toujours justes, délicates et sensibles. Miou-Miou bien entendu sera encore absente sept fois des festivités !
Mais le temps passant, il va s’opérer une mutation, un changement chez l’actrice. Elle avait déboulé sur les écrans souvent nue, jamais coiffée, rarement chaussée, l’air de s’être coiffée avec une arrête de poisson et s’être habillée dans les poubelles de Saint Ouen.
Toujours un peu révolutionnaire et révolutionnée, rarement en accord avec les règles sociales établies même quand elle joue les policières, elle ne se montre bourgeoise que pour mieux moquer les convenances et n’en faire qu’à sa tête.

En 1981, séparée de Julien Clerc, Miou-Miou a déjà amorcé le changement qui va être le sien.
Comme toujours avec elle, ce sera sans tambours ni trompettes mais ce sera radical et définitif.
Dans « Coup de Foudre » son look fifties l’embourgeoise et même si son personnage se moque encore du qu’en dira-on, ce n’est plus qu’un peu, en sourdine. Elle abandonne le jaune paille, sa couleur de cheveux emblématique pour des teintes plus nuancées et des coiffures mieux rangées. Bientôt elle se couronnera d’un serre-tête en velours Miou-Miou va s’orner mine de rien de tous les accessoires BC-BG biens rangés que l’on puisse trouver dans le commerce. Des chaussures pas trop hautes, des jupes en tweed au genou, le twin-set, le rang de perles.
Un personnage pourrait-on croire. Non car Miou-Miou ne se départit plus de ses classiques premiers prix pour ses apparitions personnelles ou ses interview. Quant à ses personnages, ils s’intéresseront bientôt plus à leurs sous qu’au grand amour et se passionneront pour leur petit commerce ou des plans de table aux mariages.
Bien sûr il y aura encore des films irrévérencieux comme « Tenue de Soirée » qui devait la réunir à Gérard Depardieu et Patrick Dewaere. Le film se fera avec Michel Blanc.
Le 16 Juillet 1982, Patrick Dewaere s’est donné la mort. Le cinéma français est sidéré. Miou-Miou est dévastée. Elle ne comprend pas, elle culpabilise et sombre en dépression.
Deux ans après la mort de l’acteur, le réalisateur Yves Boisset passe la nuit de Noël à tenir Miou-Miou sanglotant et désespérée dans ses bras. Elle reconnaîtra que Patrick Dewaere était l’homme de sa vie et la blessure de sa mort ne cicatrisera jamais tout à fait.

Au milieu des années 80, Miou-Miou, non seulement s’éloigne de plus en plus des écrans, ne tournant un film par an, parfois aucun. Elle se consacre essentiellement à la comédie familiale sans grande prétention et accepte maintenant des seconds rôles, mêmes furtifs comme dans « Un Indien dans la Ville ». L’actrice numéro un du cinéma français des années 70 et 80 n’a pas changé de méthode. Elle s’éloigne simplement sans tambours ni trompettes.
Il y a maintenant des années que Miou-Miou n’a pas porté un film sur ses épaules et n’a plus tenu un premier rôle au cinéma.
En 1992, Julien Clerc, bien que séparé de Miou-Miou a adopté officiellement la petite Angèle, la fille de Patrick Dewaere.
Angèle Herry après un bac littéraire est devenue scénariste.
Jeanne Herry, la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc a un peu joué la comédie avant de passer à la réalisation.
Miou-Miou, toujours aussi discrète partage maintenant la vie du romancier Jean Teulé.
Si Miou-Miou reste toujours aussi discrète, ses filles ne se font pas fait faute de déclarer que ce nouveau compagnon de vie avait apporté amour et sérénité à l’actrice.
Celine Colassin

QUE VOIR ?
1971 : La Cavale : Miou-Miou apparaît pour la première fois au cinéma.
1973 : Themroc : Miou-Miou ne fait encore que passer dans ce film mené par Michel Piccoli cabotinant comme jamais dans sa carrière. Le film décontenança le public à sa sortie car les acteurs ne s’y exprimaient qu’en grognant.
1973 : Quelques Messieurs Trop Tranquilles :Miou-Miou est en passe de devenir la nouvelle égérie de Georges Lautner, Mireille Darc étant maintenant trop embourgeoisée pour ce type de rôles.
1973 : Elle Court, Elle Court la Banlieue : la comédie de Gérard Pirès qui réunissait le couple Marthe Keller-Jacques Higelin connut un très intéressant succès. Pour la première fois on dénonçait au cinéma le non sens des banlieues HLM qui allaient bien tôt devenir des ghettos. Nicole de Buron à qui on devait les « Saintes Chéries » était à l’écriture et c’était également l’une des dernières occasions de voir Ginette Leclerc au cinéma.
1973 : Les Granges Brûlées : Miou-Miou, épouse de Bernard le Coq et belle fille de Simone Signoret est celle par qui le scandale arrive à Pontarlier. Delon enquête. Un film sobre, magnifique, des interprètes au rasoir.
1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob : Gérard Oury fait de Miou-Miou une jeune mariée à la perruque rouge tomate et accessoirement il fait d’elle la fille de Louis de Funès et Suzy Delair
1974 : La Grande Trouille (Tendre Dracula) : Un OVNI pur et dur, sorte de parodie kitchissime de films de vampires avec Bernard Menez !
1974 : Les Valseuses : Le film culte par excellence !
1975 : Lily, Aime-Moi : Le couple Miou-Miou-Patrick Dewaere réuni à l’écran par Maurice Dugowson.
1975 : La Marche Triomphale : Encore Miou-Miou et Patrick Dewaere. Exceptionnellement, Miou-Miou accepte de jouer les créatures sexy
1975 : Pas de Problème : Les films de Lautner se suivent et ne se ressemblent pas, c’est d’ailleurs une sorte de prouesse du réalisateur de savoir passer du pire au meilleur avec les mêmes équipes.
1975 : Un Génie, Deux Associés, une Cloche : L’Italie pastiche ses propres westerns avec le concours de l’acteur emblématique du style : Terrence Hill.
1976 : A Piacere di Rivederla : Suite de l’incursion italienne pour Miou-Miou.
1976 : F Comme Fairbanks : Un rôle d’anthologie pour Patrick Dewaere. Le film reflète le couple Miou-Miou Dewaere tel que le public l’imagine alors dans sa vie. Elle jeune comédienne, lui jeune fou désenchanté prêt à toutes les facéties pour cacher son malaise. Elle qui regarde.
1976 : Jonas qui aura 25 ans en l’an 2.000 : Vaguement coiffeuse dans « Les Valseuses » de Bertrand Blier, voici Miou-Miou caissière pour Alain Tanner. Elle est avec Simone Signoret l’actrice dont le cinéma français ne fera jamais une princesse ni même une duchesse. C’est le sixième film de Miou-Miou à sortir en 1976, un record pour une actrice un cinéma français en crise. Ni Catherine Deneuve ni Romy Schneider ne peuvent en faire autant.
1976 : D’Amour et d’Eau Fraîche : Le film de la rencontre Miou-Miou Julien Clerc. Sorte de Love Story à la française où Julien Clerc délasse sa confortable maitresse bourgeoise Annie Girardot pour les beaux yeux de Miou-Miou puis revient dare-dare chez Annie dès le décès de Miou-Miou.
1976 : On Aura Tout Vu : Georges Lautner case Miou-Miou entre Pierre Richard et Jean-Pierre Marielle !
1977 : Dites-Lui que Je l’Aime : Claude Miller réunit le team Gérard Depardieu Miou-Miou pour l’adaptation filmée d’un roman de Patricia Highsmith.
1978 : Les Routes du Sud : Miou-Miou face à Yves Montand et dirigée par Joseph Losey. Le film écrit pour Montand est loin d’être une réussite avec son scénario bancal et vu cent fois
1978 : Le Grand Embouteillage : Luigi Comencini se met à la direction d’une grande coproduction internationale. On était en droit de se régaler mais Comencini se contente d’une série de portraits et petits tableaux vite brossés et peu aboutis.
1979 : Au Revoir à Lundi : Maurice Dugowson aura été un des réalisateurs fétiches de Miou-Miou. Il fait d’elle le pendant français de la canadienne Carole Laure dont le public vient de s’enticher pour une comédie dépaysante, sympathique et sans grande prétention.
1979 : La Dérobade : Le film choc de l’année dans le cinéma français ! La prostitution dénoncée, décrite, étalée sans fard d’après le récit vécu de Jeanne Cordelier.
1980 : La Femme Flic : Yves Boisset fait de Miou-Miou une sorte de Julie Lescaut enquêtant dans les corons et on ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’affaire jamais élucidée de Bruay en Artois. Boisset viendra d’ailleurs y planter ses caméras pour quelques scènes..
1981 : Est-ce Bien Raisonnable ? Duo Miou-Miou Gérard Lanvin pour le moins intéressant dans une joyeuse comédie de Georges Lautner !
1982 : Guy de Maupassant : Un OVNI du cinéma français. Guy de Maupassant n’est autre que Claude Brasseur. Simone Signoret lui sert de mère pour sa dernière apparition au cinéma. Miou-Miou est madame d’Estoc et le tout passe complètement inaperçu.
1982 : Josépha : Miou-Miou et Claude Brasseur sont deux comédiens tenant plus des saltimbanques de grands chemins que de stars d’Hollywood mais leur amour les aide à tenir.
1983 : Coup de Foudre : Un des plus jolis films et des mieux aboutis de Diane Kurys. Il y a longtemps que l’on espérait la réunion à l’écran des deux actrices les plus présentes de la décennie : Miou-Miou et Isabelle Huppert. Un vrai petit bijou français qui ira tenter sa chance aux Oscar.
1983 : Attention, Une Femme peut en Cacher une Autre : Encore une comédie de Georges Lautner qui fait de Miou-Miou une femme menant une double vie, partagée très méthodiquement entre Roger Hanin et Eddy Mitchell..
1984 : Canicule : Yves Boisset s’offre quelques grands noms du cinéma pour entourer Lee Marvin, gangster américain en cavale dans la Beauce dont la très inattendue Tina Louise !.
1985 : Blanche et Marie : Après l’intérêt évident de la rencontre Miou-Miou Isabelle Huppert voici la rencontre Miou-Miou Sandrine Bonnaire dans un film sans grand intérêt mais joliment fait sur la résistance. Maria Casarès vient y faire un petit tour.
1986 : Tenue de Soirée : Le film choc du moment signé Bertrand Blier qui s’adonne à la provocation. Le film sort avec son affiche barrée d’une bande rouge portant les mots « Putain de Film » et nombreux sont ceux qui croiront qu’il s’agit du titre du film.
1988 : La Lectrice : Le film de Michel Deville connut un joli succès critique et Miou-Miou fut une fois de plus nommée aux César ainsi que Maria Casarès pour se second rôle en veuve de militaire.
1990 : Milou en Mai : Dans la série des films « brochettes » comme dit François Ozon, voici sous la direction de Louis Malle une réunion de famille autour de Michel Piccoli-Milou
1991 : La Totale ! Claude Zidi signe un petit bijou de comédie française qui connaîtra un remake hollywoodien où Jamie Lee Curtis succèdera à Miou-Miou.
1992 : Le Bal des Casse-pieds : Une comédie brochette où l’on s’ennuie pas mal mais où on découvre l’univers de Valérie Lemercier et le grain de folie de Jean Yanne.
1993 : Tango : Cette comédie de Patrice Leconte, franche, originale et gaie n’a pas la postérité qu’elle mérite.
1993 : Germinal : Claude Berri s’en prend à Zola, Le chanteur Renaud s’en prend au rôle titre, Depardieu descend dans la mine.
1994 : Montparnasse-Pondichéry : Le cinéma d’Yves Robert et son incessant leitmotiv sur le rapport à l’enfance finit par avoir lui-même un coté à la fois enfantin, superficiel et non abouti.
1994 : Un Indien dans la Ville : Miou-Miou à l’affiche d’un des plus gros succès de l’année mené tambour battant par Patrick Timsit et Thierry Lhermitte !
1996 : Ma Femme me Quitte : Didier Kaminka se lance dans une comédie qui aurait pu être jubilatoire grâce à un scénario signé Claude Zidi.
1996 : Le Huitième Jour : Miou-Miou joue les ex épouses bobo installée en bord de mer du nord dans le chef d’œuvre de Jaco van Dormael
1997 : Nettoyage à Sec : Le couple Miou-Miou Charles Berling s’encanaille sous la direction de la sulfureuse Anne Fontaine.
2000 : Tout va Bien, On s’en va ! Miou-Miou, Natacha Renier et Sandrine Kiberlain sont les trois filles de Michel Piccoli qui ne les a jamais aimées et ressurgit après 15 ans d’absence.
2004 : Mariages ! Un « Film brochette » qui réunit tout le modeste gratin du cinéma français autour de Miou-Miou qui s’installe de plus en plus confortablement dans les rôles de gentilles mamans bourgeoises. C’est elle qui organise ce mariage hanté par un casting mené par Jean Dujardin et Mathilde Seigner.
2004 : Folle Embellie : Le scénario du film de Dominique Cabrera est peut-être le plus beau de tous ceux que j’ai lu dans ma carrière de casteuse. Le résultat final n’en aura pas été digne, la reconnaissance et le succès non plus.
2005 : L’un Reste, l’autre Part : Chamailleries de couple sur casting de prestige : Miou-Miou, Nathalie Baye, Charlotte Gainsbourg, Daniel Auteuil et Pierre Arditi. Il y a pire comme affiche.
2006 : Avril : Miou-Miou en bonne sœur, voilà qui valait le détour.
2006 : Le Héros de la Famille : Etrange que ce film n’ait pas trouvé son public. Sur fond de cabaret parisien il réunissait Catherine Deneuve, Miou-Miou, Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas et Valérie Lemercier autour de Gérard Lanvin !
2006 : La science des rêves : Ce film en grande partie tourné au Mexique avait émerveillé la critique et désintéressé le public. Il se heurtait au thème le plus casse-gueule du cinéma : le trouble mélange du rêve et de la réalité. Ce quine marche vraiment bien que chez Disney.
2008 : Le Grand Alibi : Faire de Miou-Miou et Pierre Arditi un couple légitime à l’écran, ça donne à l’ensemble un aspect téléfilm de TF1 incontournable.
2009 : Une Petite Zone de Turbulences : Miou-Miou est mariée à Michel Blanc un tantinet hypocondriaque.
2012 : Bienvenue Parmi Nous : Jean Becke signe un petit film dramatique à propos de la dépression de Patrick Chesnais.
2012 : Populaire : Un très joli succès pour un film joliment fifties et un très gros succès personnel pour Deborah François.
2013 : Landes : Un joli film belge qui ne trouve pas son public. Sans doute parce que Marie Gillain n’est plus la jeune femme que l’on a envie de voir au cinéma ?
2020: Belle-Fille: Duo d'actrice: Miou-Miou et Alexandra Lamy pour une comédie déjà tellement vue
2022: Maestro(s): Rivalité père-fils. Arditi-Attal. Miou-Miou coincée entre les deux
2025: Belladone: Thriller en ile avec quelques "anciens" dont Alexandra Stewart et Jean-Claude Drouot
(Avec Miou-Miou)
Préparez vos Mouchoirs : Miou-Miou refuse le rôle « trop déshabillé » entre Depardieu et Dewaere. Carole Laure saura s’en contenter. C’est d’ailleurs une mauvaise décision pour Miou-Miou. Le film reçoit l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Qui sait ce qui aurait pu s’en suivre.
La femme qui pleure : Miou-Miou renonce au film de Jacques Doillon pour cause de maternité. C’est Dominique Laffin qui hérite du rôle et de Doillon en tant que réalisateur et partenaire.
La Java : Miou-Miou et Patrick Dewaere avaient accepté de se retrouver au cinéma dans un film d’époque mis en scène par Claude Miller qui hélas ne se fera pas faute de budget suffisant.


