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AUDREY HEPBURN

 Audrey Kathleen Hepburn Ruston est née à Bruxelles, 4 Mai 1929 à la clinique Edith Cavell.

Ses parents habitent la capitale Belge, à Ixelles, une maison bourgeoise et sans prétention du « haut de la ville ». Sa mère est Baronne, son père un riche rentier Irlandais.

 

Ella, sa mère a déjà été mariée une première fois avant d’épouser le père d’Audrey Joseph Hepburn Ruston. Elle a deux fils de ce premier mariage et donc, Audrey a deux demi-frères : Alexandre et Ian qui ont respectivement 4 et 8 ans de plus qu’elle.

 

Tout semble aller pour le mieux dans la famille Hepburn Ruston. Chaque année les enfants sont envoyés en Angleterre pour y passer les vacances et apprendre l’Anglais. Mais au retour des vacances 1935, Audrey ne retrouvera pas son père à la maison.

Le monsieur a quitté la Belgique sans un mot d’explication et sans laisser d’adresse.

La petite fille est complètement atterrée par cette disparition.

Sa mère l’inscrit à des cours de danse parce qu’Audrey est passionnée par ce mode d’expression, et pendant qu’elle danse, elle ne pleure pas.

 


 Le divorce est officiellement prononcé en 1938 et Audrey supplie pour garder des relations avec son père qui lui manque tant. Mais monsieur Joseph Hepburn Ruston a d’autres choses à faire que de s’encombrer d’une gamine sensible et pleurnicharde.

Emballé par la montée du nazisme il est devenu un activiste fasciste très déterminé, ce qui lui vaudra très vite d’aller militer en prison. Il s’était mis en tête de promouvoir l’idéologie nazie en Angleterre, c’est là qu’il croupira dans les geôles de sa majesté pour toute la durée du conflit.

 Mais pour l’heure, Ella et ses enfants ne sont pas au courant des opinions politiques tranchées de monsieur Hepburn Ruston.


 La guerre éclate, et Ella estime, à tort, que sa famille sera plus en sécurité en Hollande qu’en Angleterre ou en Belgique et expédie dare dare ses enfants dans sa famille à Arnhem. C’est un nouveau bouleversement pour la petite Audrey qui ne s’exprime qu’en Anglais.

La famille Van Heemstra est très riche, mais dès le mois de Mai 1940, pour les 11 ans de la petite Audrey, la Hollande va plier devant Hitler.

 Ses ressources seront pillées. Tous les biens de la famille Van Heemstra confisqués, jusqu’aux effets personnels de valeur.

Ils seront purement et simplement dépouillés, devant s’estimer heureux de ne pas être fusillés tous autant qu’ils sont !

 

 Pour Audrey qui ne parle qu’Anglais, le danger est doublement plus grand et la jeune fille risque au mieux la déportation au moindre mot qui tomberait dans une oreille teutonne.


 Audrey peut cependant continuer ses études de danse au conservatoire d’Arnhem.

Elle y restera pour toute la durée de la guerre.

Les conditions de vie sont rudes, les maisons ne sont plus chauffées, il n’y a rien à manger.

Même les rationnements ne sont plus respectés, il faut parfois tenir plusieurs jours avec un œuf ou un morceau de pain. Mais tant pis. Envers et contre tout, Audrey danse !

 Elle va même danser, à l’insu de sa propre famille pour lever des fonds pour la résistance !


Les deux demi-frères d’Audrey ont été capturés par les Allemands, on les croit morts.

L’occupation Allemande est terrible à Arnhem, On fusille dans les rues pour un oui ou pour un non. Consciente de la situation, Audrey participe de plus en plus à la résistance avec ses modestes moyens. En plus de la danse, elle transporte des messages secrets dans ses chaussons de danse.

 Elle donne même des leçons clandestines d’Anglais, autant par faim que par esprit de bravade.

 Mais malgré toute son énergie et sa volonté, ses forces s’épuisent. Audrey s’effondre de faim, de peur et de fatigue, elle ne peut plus danser.

 

En Septembre 1944, Arnhem connaît une des plus terribles batailles de toute la guerre. Les Allemands sont victorieux et exigent que les habitants quittent la ville sous peine d’être abattus à vue. Pour Audrey, sa mère, sa tante et son grand-père l’exode paraît une épreuve insurmontable après ce qu’ils ont déjà subi Dans la rue, des gens s’écroulent de faim et d’épuisement.

Ils choisissent de se cacher dans la villa du grand-père, advienne que pourra. Audrey échappe de justesse à une rafle car les Allemands kidnappent les jeunes filles dans Arnhem, pour, paraît-il, travailler en cuisine ! Audrey ne fera pas leur vaisselle, les Allemands partiront, Audrey reprendra peu à peu des forces et recommencera à danser. Elle donne même des cours particuliers dans la villa du grand’ père !


Lorsque la Hollande sera enfin définitivement débarrassée de l’occupant nazi, Audrey pèsera 45 kilos pour 1 mètre 71, souffrira d’asthme, de malnutrition et aura la jaunisse

 


 Elle ne récupèrera jamais complètement une constitution physique parfaite, restant anormalement maigre, perdant plusieurs kilos à la moindre fatigue ou contrariété et permettant ainsi aux esprits bienveillants de lui inventer une foule de troubles alimentaires ou comportementaux vis-à-vis de la nourriture. Efflanquée et épuisée, elle a cependant la joie immense de revoir ses deux demi-frères ressurgis du royaume des morts qui n’était en fait que l’exil du travail obligatoire !

La famille reconstituée quitte Arnhem pour Amsterdam, Audrey continue ses leçons de danse et commence à poser pour les photographes pour les payer.


Elle fait d’étranges débuts au cinéma, ou tout du moins devant les caméras : elle est choisie pour être la présentatrice d’un film didactique : « Le Hollandais en 7 leçons »

A la fin de l’année 1948, Audrey réussit à persuader sa mère de quitter Amsterdam et gagner Londres afin de se mettre à la recherche de son père.

La jeune fille a obtenu une bourse d’études pour une école de ballets Londonienne, mais la famille n’est plus assez riche pour subvenir aux frais annexes de telles études.

Audrey part seule et reprend à Londres la vie qu’elle menait à Amsterdam : Danse et photos.

Restée de constitution fragile, et anormalement grande pour une ballerine, faute de moyens pour des cours de haut niveau, Audrey doit se rendre à l’évidence le cœur déchiré : elle ne sera jamais prima ballerina.

 

La jeune fille court les auditions pour le théâtre car la comédie musicale est à la mode et elle décroche plusieurs petits rôles, remplaçant les cours de danse par les cours de diction.

Elle se partage entre la scène, la télévision et les magasines de mode, personne ne sait qui elle est mais elle peut vivre décemment.

Audrey est heureuse, d’autant qu’elle vit sa première histoire d’amour.

 


 James Hanson, le bel élu de son cœur a 28 ans et est multimilliardaire !

En 1951, Audrey a obtenu un rôle relativement important au cinéma, elle est suffisamment convaincante pour en obtenir un second dans « Nous irons à Monte Carlo » qui se tourne en toute logique sur la côte d’azur. C’est l’année des premières photos de « pin-up » d’Audrey, mais elle est si maigre que l’on renonce pour elle aux photos « cheesecake », les traditionnelles photos de pin-up en maillots aguichants et poses langoureuses. Pour elle se sera un pull et un pantalon de velours côtelé, elle tient une énorme dinde morte par les pattes !

 

Noël 1951 est le premier Noël où l’Angleterre mangera à sa faim depuis la guerre, à charge d’Audrey et sa dinde d’annoncer la bonne nouvelle aux sujets de sa gracieuse Majesté.


C’est enfin le grand départ pour la côte d’azur. James l’accompagne, l’installe dans une des suites luxueuses d’un palace, juste à côté de celle occupée par Colette. L’écrivaine rencontre Audrey et décrète qu’elle serait parfaite pour incarner Gigi.

Audrey passe des tests, fait des essais, le tout est très décevant.

Colette insiste ! C’est Audrey ou personne !

 

Audrey gagne donc New-York pour commencer les répétitions de la pièce.

Comme pour les essais, les premières répétitions sont catastrophiques.

Audrey travaille comme une forcenée pour être « présentable ». James lui offre une somptueuse bague de fiançailles en diamants le soir de la première. Chose curieuse : à l’unanimité, la presse descend la pièce en flammes mais tombe sous le charme d’Audrey. Pour la féliciter Joan Crawford et Marlène Dietrich en personnes se déplacent jusqu’à sa loge.

 Audrey devient donc Gigi jusqu’à ce que la fantasque Colette se toque de Leslie Caron !

Adieu Gigi.

 Mais Audrey avait passé d’autres tests à Londres pour un film en préparation : « Vacances Romaines ».

Il y a de celà si longtemps qu’Audrey n’y pensait même plus, jusqu’à ce que William Wyler déboule au théâtre avec un contrat. Il a enfin vu les essais, il adore Audrey !

 Il se garde bien de lui dire qu’il fait contre mauvaise fortune bon cœur, n’ayant pas réussi à faire libérer Jennifer Jones déjà engagée sur d’autres productions. La légende voudra qu’il ait continué à filmer Audrey après les essais et que ce sont ces images lâ, au « naturel » qui l’ont convaincu. Plus tard, Wylder fera enfin tourner Jennifer dans « Carrie ».

Un échec.

 

Gigi s’arrête le 31 Mai 1952, et une heure après le tomber de rideau, Audrey s’envole pour Rome, la Paramount bout littéralement d’impatience pour le début du tournage.

Le mariage de James et Audrey prévu entre la pièce et le film doit être reporté.


 Le tournage va durer trois mois, trois mois au bout desquels Audrey regagne illico l’Amérique pour emmener Gigi en tournée, une tournée qui va durer huit mois.

Le tournage de ce film qui ne vieillira jamais avait débuté par la scène où Audrey mange une crème glacée en cornet. Il faut sans cesse la refaire. La glace fond, une ombre d’avion, une mèche mal placée. Audrey s’est empiffrée de glaces toute une journée. Toujours avec le sourire, toujours partante. Elle ne pourra jamais plus avaler une crème glacée de sa vie !

 


 Audrey qui a tellement travaillé durant toutes ces années pour enfin réussir quelque chose n’a pas envie de tout abandonner maintenant que la chance lui sourit enfin et que son acharnement porte ses fruits. Elle rend sa précieuse bague à James.

 

« Vacances Romaines » sort en Août 1953 et le monde entier a le coup de foudre pour Audrey.

Lors du tournage, Gregory Peck a présenté un de ses meilleurs amis à Audrey : Mel Ferrer.

Mel lui plaît beaucoup, mais il est deux fois divorcé et père de quatre enfants !

Audrey qui ne voulait pas s’encombrer de James ne va pas se charger de toute une famille !

D’autant qu’Audrey est la star dont on parle, la jeune fille idéale, toute une génération tombe en pamoison d’un coup. Même son look dans le film est copié par toutes les jeunes filles du monde entier, elle devient en un seul film une icône de mode et une star de première grandeur.


Et comme elle est délicieuse et délicieusement célibataire, on spécule sur ses amours, on lui cherche des maris on lui invente des intentions matrimoniales. Bing Crosby sera longtemps placé favori. Un journal titrera même : Audrey Hepburn : Une femme pour Bing. Un peu comme s’il l’avait gagnée au poker.

 

Audrey enchaîne avec le tournage de son second film : « Sabrina » avec Humphrey Bogart et William Holden. C’est un certain Hubert De Givenchy qui va se charger d’habiller Audrey pour le film, c’est plus que le début d’une collaboration ou d’une amitié, c’est le début d’une légende.

 Il faut être tout à fait honnête et préciser que ce bon Hubert ne se chargea de la garde-robe d’Audrey pour la partie « Back from Paris » du film.

 


 Entre Audrey et Holden, c’est le coup de foudre.

Tant pis pour Bing Crosby et pour les gazettes mal informées. Bogart comprend très bien la chose, il passe son temps à dire à Audrey : « Regarde-moi comme il est beau, cet imbécile ! Si j’étais aussi beau que lui, je comprendrais enfin pourquoi Lauren Bacall est amoureuse de moi ! »

 

Audrey croit avoir trouvé en Holden l’homme de sa vie, et en effet, tout serait parfait sans un obstacle de taille : William Holden a subi une vasectomie.

L’opération est irréversible, et s’il y a une chose dont Audrey est sûre dans la vie c’est qu’elle veut des enfants.

Entretemps, Mel Ferrer lui a fait parvenir le texte de la pièce « Ondine » de Jean Giraudoux accompagnée d’un petit mot soulignant son envie de partager l’affiche avec Audrey si la pièce se monte à Broadway. Audrey lit la pièce, l’aime, accepte.

 

Le 18 Février 1954, c’est la première d’Ondine à Broadway. Les critiques sont délirantes, le public applaudit debout et les rappels se succèdent. Dans la foulée, Audrey apprend qu’elle est nommée aux Oscar pour « Vacances Romaines ». Elle est d’emblée considérée comme favorite et effectivement, embarque la statuette la plus convoitée du monde haut la main.

Trois mois plus tard, elle reçoit le Tony Award pour la meilleure actrice de théâtre dans Ondine.

 


 Mais après trois mois à jouer Ondine tous les soirs, Audrey est épuisée, perd du poids à vue d’œil et s’est mise à fumer comme un dragon.

Ses médecins exigent qu’Audrey abandonne la pièce. Audrey s’exécute après 175 représentations triomphales et part se reposer en Suisse. Elle y a acheté une propriété dans l’Oberland bernois, à Bürgenstock pour y passer ses vacances, ça tombe bien.

Mel Ferrer la rejoint en Août et la demande en mariage, Audrey accepte devant sa mère épouvantée.


Ils se marient donc en Suisse, au bord du lac de Lucerne et dès lors, Audrey considèrera toujours la Suisse comme sa maison, sa base, son refuge, son havre de paix.

C’est bien entendu Hubert de Givenchy qui habille Audrey pour son mariage.

La nouvelle est tombée comme un coup de massue aussi laconique que précise depuis Bürgenstock : « Aujourd’hui le mariage de l’actrice Audrey Hepburn et de l’acteur Mel Ferrer a été célébré en toute intimité ». La lune de miel est courte car Mel Ferrer est en tournage et Audrey l’accompagne à Cineccita, flânant seule dans Rome quand Mel travaille.

A Hollywood les supputations vont bon train.

Qui est ce Mel Ferrer car en effet, personne ne le connaît.

 

Rome, cette ville qui lui réussit si bien, la capitale de tous les bonheurs.

Profitant de leur séjour, le couple signe avec le producteur Italien Dino De Laurentis pour « Guerre et Paix ». En attendant, l’agent d’Audrey usé de mille questions propose à Audrey de faire une tournée pour présenter son mari au public. Il n’en est pas question ! Ce n’est pas un cheval de cirque. Pourtant les choses vont se faire. Audrey accepte une invitation de l’association des invalides de guerre pour qui elle s’était déjà produite à Amsterdam à l’hôtel Amstel. Audrey accepte donc et câble qu’elle sera disponible à la mi-novembre.

Pour elle, un simple aller-retour pour une bonne cause entre les prises de vue de « Guerre et Paix ».

Une pause bienvenue. Le tournage est d’emblée harassant.

Mais ni Audrey ni Mel n’auront le loisir de se reposer. Deux mille personnes les attendent à l’aéroport. Le trajet de l’aéroport jusqu’à l’hôtel Amstel a tout de la marche triomphale d’un chef d’état en visite.

La foule est massée sur les trottoirs difficilement maîtrisée par les forces de police. La voiture du couple escortée de motards roule au pas sous les acclamations.

C’est une marée humaine qui se presse devant l’hôtel à en faire tomber les murs et, telle une reine, Audrey devra paraître au balcon pour saluer ces foules en délire.

Durant des heures, derrière ses fenêtres closes, Audrey entendra des milliers de voix hurler son prénom dans la rue. Durant des heures, tous ceux qui l’avaient connue autrefois se pressaient pour la saluer et la congratuler.


La pauvre Audrey flanquée de Mel qui faillit mourir piétiné remplit les obligations qu’elle avait acceptées pour le bien de l’association.


Elle donna une conférence de presse dans le grand salon de l’hôtel. Elle ingurgita de la bière lors d’une cérémonie dans la plus prestigieuse brasserie d’Amsterdam et se rendit dans un grand magasin faire des emplettes. Des centaines de personnes laissèrent l’établissement dans le même état que le champ de bataille de Waterloo après la déculottée napoléonienne.

Le prix du couvert au grand dîner qu’elle devait présider au profit de l’association ne cessa de grimper. Mis aux enchères à trois cent francs français il plafonna à 5000 francs soit près de six mois de salaire d’un ouvrier hollandais.

Audrey allait quitter la Hollande complètement exténuée, Mel Ferrer y était arrivé comme un acteur de second rôle vaguement connu et en revenait comme l’homme le plus célèbre du monde.

Il eut la candeur ou le culot, qui sait de rechigner dans la presse en déclarant qu’il ignorait qu’Audrey fût aussi populaire et donc de craindre qu’il ne soit plus aux yeux du public Mel Ferrer mais monsieur Audrey Hepburn. Ce qui était le cas.

Guerre et paix reprit son cours.

Le film sera long, ampoulé, mal éclairé, bref raté.

Seule Audrey tire son épingle du jeu.

 

Le tournage est long et difficile, il n’est pas rare qu’une journée commencée à six heures du matin se termine à Minuit, juste la bonne heure pour qu’Anita Ekberg change de robe pour la dolce vita de la Via Venetto dont elle est l’emblème, l’égérie et…la meilleure cliente. Audrey est épuisée rien qu’à la regarder vivre et tant pis si les excès de la belle suédoise font craquer son costume de l’aisselle à la taille dans une scène qu’elle termine comme si de rien n’était.

Audrey est à nouveau nommée aux Oscar mais c’est Grace Kelly qui l’emporte.

 

Elle est néanmoins submergée par les offres et les scénarii. Elle choisit entre tous « Drôle de Frimousse » pour l’écrin que le film offrira aux créations de Givenchy et surtout pour accomplir un de ses plus merveilleux rêves : danser avec Fred Astaire !

 Audrey enchaîne avec l’adaptation cinématographique d’Ariane, elle y est la fille de Maurice Chevalier et amoureuse de Gary Cooper. Une nouvelle aventure gastronomique l’attend, la même qu’avec le cornet de glace de « Vacances romaines » mais cette fois avec un pilon de poulet bien gras.

Audrey et Gary Cooper tournent en extérieur une scène de pique-nique sur un petit îlot de Seine. Appuyée contre les jambes de Gary Cooper, elle s’empare d’un pilon de poulet et le dévore. Lorsqu’il ne reste plus que l’os, elle s’en sert pour tapoter la jambe de Gary Cooper. Billy Wilder fait recommencer la scène sans cesse. Il y a de la graisse sur le menton d’Audrey, une tache sur le pantalon de Gary. Elle a tapoté trop haut, elle a dit son texte trop tard. Il fait une chaleur de four ce jour-là. Le thermomètre dépasse les 40°.

Audrey a déjà dévoré d’un air gourmand 14 pilons de poulet lorsque Billy Wilder explose : "Qu’est-ce que c’est que ce décor ? C’est bien la peine de tourner au bord de la Seine ! Il n’y a pas un souffle de vent, pas une feuille ne bouge, pas un clapotis sur une Seine lisse comme un miroir." Wilder envoie chercher des ventilateurs géants au studio. En attendant on cuit dare-dare toute une nouvelle collection de pilons de poulet pour Audrey.

 

Mel Ferrer se sent plus réalisateur ou producteur qu’acteur, il embarque Audrey dans une production télévisée, « Mayerling » qui reçoit un accueil glacial et ferme définitivement les portes de la télévision aux projets proposés par le jeune couple.

 

Audrey est perpétuellement épuisée et renonce à incarner Ann Frank dont l’histoire lui rappelle de trop douloureux souvenirs, c’est Millie Perkins qui deviendra Ann Frank avec beaucoup de sensibilité et une surprenante ressemblance avec Audrey.

 Jusqu’à la fin de sa vie Audrey aura un attachement viscéral à la petite Anne Frank. « J’aurais pu être elle, elle aurait pu être moi, je ne pouvais pas l’incarner au cinéma, c’était beaucoup trop proche de moi, oui, trop proche ».

 


 Mel part en Espagne tourner avec Tyrone Power et Ava Gardner, Audrey part pour le Congo Belge incarner une religieuse dans « Au risque de se Perdre ». Elle rentre complètement déshydratée et clouée au lit pour les intérieurs qui se tournent à Rome.

Les efforts d’Audrey sont récompensés, elle n’a pas souffert en vain, le film bat tous les records de recettes, il est nommé huit fois aux Oscar, dont une nomination pour Audrey dans son rôle de religieuse et n’en recevra… aucun.

Une période sombre a commencé, elle n’est pas finie.

 

Après « Au risque de se Perdre », Mel Ferrer a dirigé lui-même Audrey dans « Vertes Demeures », le film est atroce, c’est le moins que l’on puisse dire et il passe heureusement inaperçu dans la foulée de « Au risque de se perdre ». Le projet est d’ailleurs exhumé des poubelles d’Elizabeth Taylor qui aurait dû tourner le film en…1947 ! Anna-Maria Pierangeli avait commencé ce pensum avant de déclarer forfait.

 

Les Ferrer rentrent se reposer en Suisse avant Qu’Audrey n’entame son film suivant au Mexique : « Le Vent de la Plaine » où elle est une indienne adoptée par Lillian Gish et sœur de Burt Lancaster. Audrey tombe de cheval et se brise quatre vertèbres.

 Elle reste clouée au lit tout un mois dans des souffrances indescriptibles et elle termine son travail sur le film, cloisonnée dans des atèles et des corsets. Cette fois les efforts ne porteront pas leurs fruits : le film est descendu en flammes à l’unanimité.

La série noire continue.

Le public de l’époque est alors loin d’imaginer que son actrice adorée resplendissante d’une espiègle jeunesse qu’en réalité, Audrey ne s’est jamais remise et ne se remettra jamais des souffrances de l’occupation. Elle reste de santé fragile et vit la plupart du temps au-delà de ses forces.


En janvier 1958, alors qu’elle est déjà très fatiguée, elle est invitée avec Mel à la grande première de « L’adieu aux armes » par Selznick en personne.

Difficile de refuser.

Mais la projection à peine commencée, Audrey se sent mal et supplie Mel de l’aider à quitter la salle. Il la soutient tant qu’il peut pour qu’elle puisse sortir sans se donner en spectacle mais elle s’effondre au pied de l’escalier de sortie. Gros effet sur l’assistance qui trouva bien entendu la sortie d’Audrey bien plus intéressante que les déboires de Rock Hudson et Jennifer Jones sur l’écran. Le film étant très mal reçu, l’avocat Greg Bautzer qui s’ennuyait ferme trouva judicieux de faire lui aussi son petit malaise pour quitter la salle. Lauren Bacall estimant qu’elle avait assez souffert lui emboîta le pas et finalement même Mickey Rooney fit mine de tomber dans les pommes.

Le lendemain, Audrey découvrait dans sa gazette « Audrey Hepburn lance une nouvelle mode : Celle des évanouissements ». Selznick s’en sortit d’une pirouette « Certaines scènes du film sont insoutenables à tel point que des spectateurs ont perdu connaissance ».

 

L’accident d’Audrey a provoqué une fausse couche, c’est la deuxième. Audrey sombre dans une profonde dépression, se cloître en Suisse. Elle reste prostrée des journées entières fumant cigarette après cigarette. Elle refuse tous les rôles, renonce à « West Side Story », envoie balader Hitchcock.

 Audrey reçoit la nouvelle de la mort de son père et son désespoir est immense à l’idée qu’il soit mort sans qu’elle ne l’ait jamais revu.

Mel Ferrer a une inspiration de génie.

 Il trouve la nouvelle un tant soit peu étrange et mène son enquête.

Il avait raison, la nouvelle était fausse et le père d’Audrey bien vivant.

Audrey passe de l’abattement le plus total à la joie extrême.

 Son père est vivant, elle a reçu un scénario qui lui plaît « Petit Déjeuner chez Tiffany » mais elle ne veut plus prendre de risques : elle ne tournera qu’après la naissance du bébé, car Audrey est de nouveau enceinte.

 

Le couple s’envole pour Dublin où le père d’Audrey s’est installé avec sa nouvelle femme. Elle est plus jeune que lui de 30 ans et …la rencontre se passe mal.

Décidément, être le père d’Audrey n’intéresse pas monsieur Joseph Hepburn Ruston !

La séparation sera quasiment définitive, même si Audrey aura soin de lui envoyer un chèque tous les mois, ce qu’il tolère infiniment mieux que la présence de sa fille.


Le 17 Juillet 1960, Audrey donne enfin le jour à son premier fils : Sean Ferrer.

C’est le pasteur qui avait marié les parents qui baptise le petit garçon.

Comme prévu, Audrey part pour New-York tourner « Petit Déjeuner chez Tiffany », le rôle lui colle parfaitement, elle sera d’ailleurs à nouveau nommée aux Oscar pour sa performance.

 


 Les incessants reports de tournage par Audrey pour raisons personnelles ont fait que le rôle a failli lui échapper. Après Marilyn Monroe qui a décliné le rôle, il a été offert à Kim Novak puis à Shirley MacLaine. Aucune n’ayant pu ou voulu l’accepter, il reste in extrémis dans le giron d’Audrey.


Même si le film ne fait pas autant d’argent que la Fox l’espérait, il fait entrer Audrey dans la légende Hollywoodienne avec un look emblématique, symbole absolu de l’élégance.

Il y a d’ailleurs une anecdote amusante à propos du tournage et qui montre bien à quel point il ne faut jamais faire confiance aux gazettes.


Depuis le temps que l’on parlait du film, sa préparation même avait captivé tous les scribouillards d’Hollywood et jusqu’aux bookmakers qui prenaient les paris sur qui tiendrait enfin le rôle. Le film débuté, la presse se régalait de la colère très véhémente de Truman Capote qui ne voulait pas d’Audrey dans ce rôle qu’il avait écrit.

Audrey qui tombait de fatigue avait accordé une interview où, comme à son habitude elle ne livrait rien de croustillant ni même de très privé. « Je suis surtout fatiguée car nous tournons chez Tiffany. Mais comme la bijouterie est ouverte tous les jours sauf le dimanche, nous n’avons que notre dimanche pour abattre un maximum de travail dans le décor. Et puis j’ai vérifié nos emplois du temps à Mel et à moi. Le travail va nous séparer plus d’un an alors que je ne rêve que d’être avec lui et mon petit Sean ».

Comme tout ça n’était pas bien palpitant et comme on parlait de bijoux de chez Tiffany depuis le début, on prétendit alors qu’Audrey portait dans le film des joyaux Tiffany pour une valeur de 400 millions de $. Qu’il y avait donc une armada de policiers, de gardes du corps, de détectives et de délégués d’assurance qui suivaient Audrey pas à pas.

Ce qui est un non-sens absolu puisque dans « Petit déjeuner chez Tiffany », Georges Peppard et Audrey sont fauchés comme les blés. Elle porte donc du toc. Du toc très stylé mais du toc quand même. Et qui de plus est, un toc qui n’a même pas la prétention de « faire vrai ». Un toc assumé !

Mais pour savoir que le couple est fauché, il aurait fallu que ces messieurs-dames de la presse lisent quelques pages du livre.

C’est beaucoup demander.

Mais la nouvelle d’Audrey et sa quincaillerie se répandit comme une traînée de poudre et draina vers New-York et vers Tiffany en particulier, toute une armada de malandrins et autres voleurs.

La police de New-York fut appelée pour veiller non pas sur les bijoux en toc d’Audrey mais sur l’actrice elle-même dont la fausse nouvelle stupide avait fait une cible de choix.

C’est ainsi que l’on vit pour la première fois des brigades entières de policiers New-Yorkais ne pas quitter de l’œil de faux bijoux sans valeur dont la société Avon offrait gratuitement des copies à ses meilleures clientes.

 Ce tapage fait autour d’Audrey est sa quincaillerie précieuse lui vaudra une petite anecdote bien peu agréable.


Ce n’est ni la première fois ni la dernière qu’on cible Audrey pour de l’argent.

Durant le tournage, pour éviter une voiture qui lui fonçait dessus et qui prit la fuite, elle avait donné un brusque coup de volant. Elle avait embouti une autre voiture.

Celle de Joan Paladini, danseuse professionnelle de son état. Reconnaissant Audrey elle singea une extrême souffrance et exigea très vite 50.000$ de dommages et intérêts. Elle ne pouvait plus danser.


Elle ignore que des stars de l’envergure d’Audrey sont entournées d’agents et d’avocats qui veillent au grain. Audrey refusant de payer d’autant que l’indélicate danseuse clamait qu’elle l’avait emboutie en état d’ivresse complète, l’affaire déboula devant les tribunaux.

C’est là que l’infortunée Joan Paladini découvrit à son grand dam qu’un avocat d’Audrey avait dépêché un cameraman discret et un huissier de justice au cabaret où elle se produisait, le soir même, filmée à son insu.

Audrey bonne pâte, devant la déconfiture de l’indélicate personne, régla la facture des réparations de la voiture. 6.250 $ quand même.

Elle devient une icône de la mode, un symbole d’excellence et le restera pour l’éternité.

Considérée comme une des dix femmes les plus élégantes du monde, l’actrice qui semble si désinvolte à l’écran est très à cheval sur les convenances : « La vulgarité pour une femme ? Porter un bracelet montre après 18h » Toute une époque !


La projection très officielle et très privée du film eut lieu à bord du paquebot France et les invités extatiques admiraient la beauté, l’élégance d’Audrey, sa distinction raffinée et sa réserve.

 

On admirait son teint de lys et la sagesse de l’actrice, aimable et souriante, ne buvant que de grands verres de jus d’orange, ceci expliquant bien sûr cela !

Seuls les intimes de la star connaissaient le deal habituel de l’actrice avec tous les barmen du monde : moitié jus d’orange et moitié vodka !


Le tournage du « Petit Déjeuner » ne fut pas particulièrement idyllique !

Truman Capote hante le plateau et méprise littéralement Audrey.

 Il a écrit le scénario pour Marilyn Monroe, Marilyn EST le sujet du film ! C’est elle qui lui a inspiré Lulubelle qui s’échappe de la cambrousse pour devenir reine de New-York.

Pour lui Audrey est une voleuse, une usurpatrice !

Kim Novak et Shirley MacLaine avaient eu droit aux mêmes persiflages qui ne sont probablement pas étrangers à leur désistement.

 

 L’actrice ne se démonte pas et reste toute amabilité et sourires.

Peu à peu, Truman va changer d’avis sur le travail de l’actrice et la personnalité de la jeune Maman.

 

Audrey enchaîne avec « La Rumeur » et le film fait scandale avant même d’être tourné : son sujet est absolument scandaleux : l’homosexualité féminine !

Le film avait déjà été tourné 30 ans plus tôt avec Merle Oberon et Myriam Hopkins et n’avait pas provoqué de tels remous !

 A cette différence près que dans la première version la rumeur était fausse, dans celle-ci, elle est plus ou moins vraie !

Le film sortira sans visa de censure !

 

Ce film resta toujours un mauvais souvenir pour Audrey, à peine débarquée de sa chère Suisse pour le tournage, son petit yorkshire auquel elle tenait tant et qui était devenu aussi célèbre qu’elle se fait écraser sous ses yeux. Audrey ne se séparait jamais de Famous et celui-ci excellait dans la pose élégante devant les plus grands photographes du monde. Le Yorkshire était devenu le chien le plus prisé du monde et tout particulièrement à Hollywood au grand dam des épagneuls et des chihuahuas.

 

 

Audrey s’inquiète peu du battage fait autour de « La Rumeur », elle regagne sa chère Suisse, sa maison pour se reposer dès le tournage fini.

Peu à peu, la Suisse devient plus peuplée en stars que Beverly Hills ! William Holden, Charlie Chaplin, Sophia Loren, Elizabeth Taylor, Richard Burton, Brian Aherne sont ses voisins. Capucine, indéfectible amie d’Audrey s’installe en Suisse pour se rapprocher d’elle.

 

Elles avaient partagé quelques temps un minuscule appartement parisien quand Capucine était mannequin et qu’Audrey ne gagnait que de pauvres croutes.

Lorsque Capucine se donnera la mort en se défenestrant, Audrey sera dévastée à la fois par la perte de son amie adorée et par la culpabilité de n’avoir rien vu, rien fait rien compris et n’avoir pas été là pour elle.

 

Audrey rentre à Paris pour deux films, elle retrouve William Holden dans le premier et rencontre Cary Grant dans le deuxième.


Le film avec William Holden part très mal et finit pire encore.

Ce remake à la sauce hollywoodienne du film « La fête à Henriette » avec Dany Robin et Michel Auclair est déjà raté avant d’être tourné. Tout le monde en est conscient et ajouter des scènes inutiles avec des célébrités comme Marlène Dietrich pour étoffer le générique de noms prestigieux ne change rien à l’affaire. Même Givenchy se montre fort peu inspiré et ne sert pas vraiment son égérie. C'est de très loin leur collaboration la moins réussie.


Si Audrey est naturellement fraîche et pétillante, voir William Holden se conduire comme un adolescent puceau et survolté a quelque chose de profondément dérangeant tant pour le public que pour l’acteur qui offre à voir la pire interprétation de sa vie. Audrey avait déjà subi cette mise en clown d'acteur vieillissant avec Gary Cooper dans "Ariane". L'actrice était régulièrement la partenaire d'acteurs nettement plus âgés qu'elle. Mais peu nombreux étaient les stars masculines de son âge à son niveau de notoriété. Tous s'y prêtaient de bonne grâce quitte à être trop vieux pour le rôle. Seul Cary Grant refusait encore obstinément, trouvant inconvenant de mimer des scènes d'amour avec une actrice qu'il considérait comme sa fille.


Audrey proposa pour la sortie parisienne du film de le faire mousser avec une « party originale. 125 invités triés sur le volet sur un bateau mouche pour une croisière de deux heures sur la Seine avec le champagne coulant à flot sous des tombereaux de fleurs.

On perdit tout contrôle à la cent quatre-vingt cinquième personne montée à bord.


Le lendemain, un journaliste écrivit « C’est la party la plus originale, la plus amusante à laquelle j’ai assisté de toute ma vie. Et dire que c’est pour le lancement d’un film d’une ineptie sans égale ». La party sur le bateau mouche fit couler tant d’encre qu’une scène de « Charade » serait modifiée pour se passer sur un bateau mouche. Mais cette fois, ce serait un décor.

Le four au box-office est inévitable. C’est un coup dur pour Audrey qui travaille très durement avec une santé fragile.

 C’est le moment que la presse choisit pour lui tomber dessus, la commère Hedda Hopper en tête.

« Le cœur d’Audrey n’appartient plus à Mel Ferrer »

« Aucun bonheur conjugal ne tient le coup après dix ans de mariage à fortiori chez les acteurs de cinéma » philosophe France-Dimanche en première page.


Mel Ferrer est en Espagne sur le tournage de « La chute de l’empire romain ». Il devait ensuite gagner l’Italie. Il était supposé être ensuite le partenaire de Sophia Loren dans « Madame sans-gêne ».  Rôle qui sera finalement tenu par Robert Hossein.


Seule à Paris, Audrey serait retombée dans les bras de William Holden.

Audrey fut scandalisée et démentit avec véhémence.

Chose qu’il ne faut jamais faire avec les journalistes, a fortiori en les traitants d’insensés.

« Si c’était faux elle ne se serait pas récriée à ce point pour démentir à toute force ce qui est une évidence ! »

 

 Deux fois déjà l’acteur Cary Grant avait refusé de travailler avec Audrey à cause de la différence d’âge. Gregory Peck et Gary Cooper qui n’avaient pas les mêmes scrupules l’avaient remplacé.

Il accepte donc d’être le partenaire d’Audrey dans « Charade » de Stanley Donen et…ce sera sa plus grande réussite au box office !

La meilleure réussite d’une des carrières les plus prestigieuses et…les plus fournies en triomphes de toute l’histoire du cinéma, c’est dire.


Il y a une anecdote amusante à propos du film.

Audrey s’était liée d’une amitié solide avec José Luis de Villalonga sur le tournage de « Petit déjeuner chez Tiffany » il jouait ce richissime étranger qu’elle comptait bien épouser.

Elle insiste donc pour qu’il soit son mari dans « Charade ». Le scénario pour lequel elle signe se déroule sous l’occupation et son mari est un résistant tout à fait héroïque.

 Mais le cinéma est ainsi fait que le scénario change en cours de production. Adieu l’occupation, le film est contemporain. Quant au héros de la résistance, il disparaît corps et bien.

 José Luis de Villalonga n’apparaîtra pas dans le film mais un distrait a oublié d’enlever son nom au générique où il restera longtemps cité.

Après huit mois de travail sans un seul jour de congé, Audrey rentre se reposer en Suisse et assiste de loin à la plus grande polémique de sa carrière après celle de « La Rumeur ».

 

Elle est engagée, après des mois de palabres pour devenir « My Fair Lady ».

Mais à Broadway, une jeune actrice fait un triomphe avec la pièce au côté de Rex Harrison : Julie Andrews. Elle est phénoménale dans le rôle mais n’a jamais fait de cinéma.

 

 Les droits de la pièce sont les plus chers de tous les temps, Warner ne veut pas prendre de risque avec une actrice qui n’a aucune cote.

Ce sera Audrey Hepburn et Cary Grant, un point c’est tout !

C’était compter sans la réaction du Cary Grant en question !

 Il appelle personnellement Jack Warner pour lui dire « Je ne veux pas faire ce film, je ne veux pas de ce rôle, mais non seulement je ne le ferai pas, mais si vous le donnez à quelqu’un d’autre que Rex Harrison, je ne travaillerai plus jamais pour vous !

Warner cède bien que trouvant Rex Harrison trop vieux.

 

Audrey entre en piste ! Elle refuse le rôle, comme l’a fait son ami Cary en disant « ce rôle appartient à Julie Andrews elle le connaît sur le bout des doigts, elle sera parfaite alors que j’aurai tout à apprendre. C’est ridicule ! Engagez-la et laissez-moi tranquille. »

 

Mais il y a un hic : Warner ne veut pas de Julie Andrews ! Alors il auditionne d’autres actrices. Il ne sait pas qui sera miss Doolittle mais ce ne sera pas Julie.


Alors dans ces conditions, puisque Julie a déjà perdu le rôle, pourquoi ne pas tenter sa chance. Car il lui fait fort envie, ce rôle.

Mais tout n’est pas gagné.

Tout d’abord elle est déjà engagée par Fred Zimmerman pour « La vingt-cinquième heure » avec Anthony Quinn.

La Warner règle le problème et Virna Lisi hérite du rôle.

Ensuite elle veut chanter elle-même dans le film !

Elle chantait « Moon River » dans « Petit Déjeuner Chez Tiffany » et estime qu’elle s’en sortait très bien, la preuve : sa chanson a reçu un Oscar ! Warner cède.


 Le tournage commence, on enregistre les bandes, Audrey met tout son cœur et son énergie dans les chansons, elle y travaille jusqu’à la limite de ses forces.


Rex Harrisson de son côté n’arrive pas à travailler sur son Play back, le lipping ne correspond jamais, alors il décide de tout envoyer balader ou de chanter en direct .

Que la technique se débrouille !


Elle se débrouilla, et c’est grâce au professeur Higgins de « My Fair Lady » que l’on inventa le micro cravate . Dans la foulée, la Warner double, au propre comme au figuré son Elisa Doolittle.

Audrey s’époumone sur le plateau et on double sa voix en studio à son insu.

La presse se répand en critiques : Pourquoi dans ces conditions avoir évincé Julie Andrews ?

 Julie sait chanter, elle, elle est excellente actrice et avait porté le personnage d’Elisa Doolittle au pinacle !

Disney tire parti de la polémique : On ne parle que de la pseudo rivalité Julie Andrews Audrey Hepburn dans la presse, il engage dare-dare Julie pour chausser les bottines de Mary Poppins !

Le film de Disney triomphe, Julie Andrews emporte l’Oscar de la meilleure actrice, Audrey est évincée.

 La polémique lui coûta également le contrat de « La Mélodie du Bonheur » qui échut lui aussi à Julie Andrews.

 

Rex Harrisson que Jack Warner trouvait trop vieux fait un tel triomphe dans son rôle d’Higgins que le studio met en chantier une pseudo suite consacrée à son personnage : « l’extravagant professeur Doolittle ». Sans Audrey.


De nouveau rentrée en Suisse à bout de forces, Audrey Hepburn est lasse de tout.

Déjà Mel ferrer prépare ses prochains films : « Seule dans la Nuit » où elle sera aveugle et mêlée à un imbroglio de trafiquants du plus haut ridicule.

Ensuite ce sera Mayerling !

Il n’avait pas digéré l’échec de la version télévisée et veut embarquer Audrey dans une version pour le cinéma. C’en est trop.

 


 Audrey tourne « Voyage à deux », sans doute son meilleur film. Elle accepte encore "Seule Dans la Nuit" pour satisfaire Mel Ferrer mais refuse énergiquement Mayerling et annonce son intention d’arrêter définitivement sa carrière alors qu’elle est au sommet.

Mel ferrer a beau faire, Audrey ne changera pas d’avis, et non seulement elle ne change pas d’avis mais elle divorce.

« Seule dans la Nuit » a été si difficile à tourner pour Audrey qu’elle a perdu sept kilos.


 Le succès est pourtant au rendez-vous à tel point qu’Audrey est à nouveau nommée aux Oscar. Mais ni la reconnaissance de ses pairs ni l’affection de son public ne peuvent plus la faire changer d’avis.

Elle arrête.

 

Dans la foulée elle refuse d’être la sœur jumelle de Brigitte Bardot dans « Les Demoiselles de Rochefort », Brigitte à son tour se rétracte, très désappointée, mais Audrey Hepburn est la seule actrice dont la notoriété peut rivaliser avec celle de Brigitte Bardot sur une affiche de cinéma.

Audrey Hepburn aura été l’ange bienveillant de Catherine Deneuve car après avoir été engagée à cause d’une ressemblance avec la prestigieuse Audrey, Catherine héritera de « Mayerling » et des « Demoiselles ».

 


 Au cours d’une croisière, Audrey rencontre le docteur Italien Andréas Dotti et le couple se marie en Janvier 1968, deux mois après le divorce d’Audrey.

 Le couple s’installe à Rome où le docteur Dotti a sa clientèle, mais Audrey garde sa maison en Suisse pour les week-ends et les étés.

Et puis survient la surprise qu’Audrey n’espérait plus : elle est à nouveau enceinte.


 Le 8 février 1970, son petit garçon Luca vient au monde et la jeune maman est folle de bonheur.

Elle mène la vie paisible mais non moins élégante d’une riche bourgeoise Romaine et s’occupe de ses enfants loin des caméras.

Loin des caméras, non loin des photographes .


Mais cette fois, ce n’est pas Audrey qui est visée par les paparazzis italiens, mais son mari qui s’affiche ostensiblement avec des filles beaucoup plus jeunes qu’Audrey dans les boîtes à la mode. Audrey fait savoir que son mari aime sortir et qu’il connaît beaucoup de monde à Rome, ce qui n’est pas son cas mais que tout va néanmoins pour le mieux entre eux.

Pour confirmer la chose, on voit beaucoup Audrey accompagnant son mari lors de ses différentes missions et assistant à ses conférences.


Elle affirme aussi avoir très envie de revenir devant les caméras mais seulement si le film se tourne à Rome. Les scénarios pleuvent mais seraient mieux tombés dans la boîte aux lettres d’Ursula Andress ou Sylvia Kristel.

 


 Il faudra attendre 5 ans pour revoir Audrey au cinéma dans « La Rose et la Flèche » avec Sean Connery. Le film n’est pas grandiose mais l’accueil fait à Audrey est incroyable.

 

A cette époque, la mode est aux enlèvements en Italie, après les enfants de Terence Hill, on menace ceux d’Audrey, elle choisit de les exiler en Suisse et son mari lui-même n’échappe que de justesse à une tentative d’enlèvement. C’en est trop pour Audrey qui quitte Rome pour regagner définitivement la Suisse. 


Audrey refuse énormément de propositions, en accepte une ou deux dont « Et Tout le Monde Riait » mais le film sera surtout célèbre à cause de l’affaire Dorothy Stratten. La jeune première du film est essentiellement connue des lecteurs du magazine Play Boy dont elle est un des principaux ornements. Le metteur en scène Peter Bogdanovitch choisit pourtant de lui confier un rôle dans le film, mais quelques jours après la fin du tournage, la très belle Dorothy Stratten va littéralement se faire étriper par son ancien proxénète, devenant la victime d’un des meurtres les plus violents et les plus sordides de l’histoire du cinéma.

 Audrey profite des conférences de presses liées au film (avant le meurtre de Dorothy, il va sans dire) pour annoncer officiellement son divorce d’avec le docteur Dotti.


Elle a un nouveau compagnon de vie : Robert Wolders, il le restera jusqu’à la fin.

C’est lui déjà qui accompagne Audrey pour une ultime visite à son père à Dublin.

Il décède trois jours après son arrivée.


Audrey vit heureuse en Suisse avec Robert Wolders qui l’accompagne parfois à Hollywood pour des cérémonies d’hommages officielles ou dans ses missions pour l’UNICEF.

 

La mère d’Audrey décède en 1984, elle vivait avec sa fille en Suisse et sa mort laisse Audrey désemparée, puis, l’année suivante, c’est son fils Sean qui se marie. Mel Ferrer est présent à la cérémonie et les parents du marié se retrouvent après dix-sept ans de séparation.

Ils dansent ensemble et toute l’assistance est bouleversée.

Après la cérémonie, son demi-frère parti, Luca demandera la permission à Audrey de rejoindre son père à Rome.

 

En 1987, Audrey tourne un téléfilm avec Robert Wagner mais il est très mal accueilli.

Ce sera le dernier.


L’année suivante elle est officiellement nommée ambassadeur de bienveillance pour l’UNICEF et cette nouvelle fonction va prendre le pas définitif sur sa carrière. Elle va voyager dans de nombreux pays en difficultés : le Soudan, l’Ethiopie, le Salvador, plaidant partout la cause des enfants et se retrouvant même à Washington pour dénoncer les plus pitoyables états de fait à travers le monde, Audrey ne plaisante pas avec sa mission !

 

Les conditions difficiles et les situations dangereuses ne l’impressionnent pas, Audrey qui fut sa vie durant si fragile se dépense sans compter…Elle demande quand même à Hubert De Givenchy qu’il trouve une solution pour qu’elle ne se déplace pas en mission habillée comme un sac !

Audrey se dépense sans compter, elle travaille pour la télévision, faisant visiter les jardins du monde dans une série documentaire, participe à des concerts, des galas.

 

En 1992, elle rentre de Somalie, très éprouvée par son voyage et ce qu’elle a vu dans ce pays en guerre. Elle repart en Californie pour voir Sean malgré les douleurs abdominales dont elle se plaint. On croit alors à une infection amibienne.

Sur l’insistance de Sean, elle accepte de passer des examens, deux jours plus tard, elle est opérée d’un cancer du colon, c’est une opération de la dernière chance.


 Tous ses proches la rejoignent, mais Audrey qui ne se fait aucune illusion, et pour cause, ses médecins ne lui donnent que trois mois à vivre demande à rentrer en Suisse pour passer son dernier Noël dans sa chère maison.

 

Elle y décède dans son sommeil le 20 Janvier 1993. Elle n'avait que 63 ans.

Elle est enterrée selon son désir dans le petit cimetière de Tolochenaz sur Morges.

« L’Ange des enfants s’est envolé » Pasteur Eidinger répétant les paroles d’Elizabeth Taylor aux funérailles d’Audrey.

Celine Colassin

 

QUE VOIR ?

 


 1951 : Nous Irons à Monte Carlo : Ce n’est pas Audrey la vedette du film, c’est l’orchestre de Ray Ventura !

 1951: De l’Or en Barres : Un excellent film avec Alec Guinness modeste employé qui s’invente gangster de haute volée.

1952 : The Secret People : Le rêve pour Audrey : Son nom est sur l’affiche et elle interprète une danseuse de ballet classique face à Serge Reggiani et Valentina Cortese qui joue sa sœur.

1953 : Vacances Romaines : Le premier grand rôle d’Audrey et d’emblée l’Oscar de la meilleure actrice, qui dit mieux ? Le début du film est jubilatoire, hélas on s’empresse de faire avaler à la vedette des somnifères qui feront effet un long moment .

 1954 : Sabrina : Nouveau triomphe pour Audrey, nouvelle nomination et un tendre sentiment pour William Holden. Avec le temps c’est surtout l’interprétation d’Humphrey Bogart qui retient aujourd’hui notre attention.

1956 : Guerre et Paix : Six scénaristes se sont collés à l’œuvre de Tolstoï, en vain, c’est long ! (3H15 au lieu de…6 !), tout est raté dans ce film, et s’il a reçu le golden globe du meilleur film étranger à Hollywood, je me demande bien quels étaient les autres films en compétition qui pouvaient encore être pires.

 1957 : Drôle de Frimousse : Que l’on aime ou que l’on déteste les comédies musicales, il ne faut pas rater celle-ci en « total look 50 », elle est grandiose et Fred Astaire y est sublime.

 1957: Ariane : Audrey amoureuse de Gary Cooper et surveillée par son papa Maurice Chevalier, du tout grand Billy Wilder. Un tournage assez éprouvant. La censure exige que Gary Cooper recommence tout son dialogue. L’acteur est exaspéré. « Je vais devoir m’exprimer comme si j’avais 4 ans ? »

1959 : Vertes Demeures : Je me demande qui est le plus à plaindre ? Audrey ou le public qui avait payé sa place ? Franchement, SVP, que Mel Ferrer laisse le cinéma tranquille !

 1959 : A nun’s story : (Au Risque de se Perdre) Audrey incarne un personnage vivant : la religieuse Belge Gabrielle Van Der Malle devenue sœur Luc. La critique contesta le choix d’Audrey, mais sœur Luc la trouva très bien et…le fit clairement savoir !

 

1960 : Le Vent de la Plaine : Audrey se brisa quatre vertèbres en tombant de cheval lors du tournage, à son réveil, une visite inattendue était à son chevet : sœur Luc ! Le film fut descendu en flèche (un comble pour un western !) Sur le tournage, la douce Audrey se conduisit d’une manière bizarre et pour le moins inhabituelle : elle refusa l’habituelle loge caravane et exigea la construction « en dur » d’un bungalow avec tout le confort moderne et fit livrer tous ses repas en jet privé depuis un célèbre restaurant Hollywoodien.

1961 : Diamants sur Canapé : Le film le plus emblématique de la carrière d’Audrey et son look de légende. Je ne suis pas fan du cinéma de Blake Edwards et je me serais bien passée des performances de Mickey Rooney déguisé en chinois.

1961 : La Rumeur : Audrey institutrice boycottée dans une petite ville puritaine parce qu’elle est soupçonnée d’homosexualité avec sa copine Shirley Mac Laine. Les gamines sont exécrables, confondent grimaces et expression, elles jouent comme des rats ! Fay Binter fait pareil dans son rôle de grand-mère, elle ne sait pas changer d’expression sans tomber par terre ou écarquiller sa face comme si elle avait appris son métier d’actrice chez Bouglione ou Pinder ! Ça lui vaudra quand même une nomination aux Oscar.

1963 : Charade : Un chef d’œuvre absolu ! Tout est parfait, un must ! Le plus gros succès au box office de Cary Grant.

1963 : Deux Tètent Folles : ou « Ne faites jamais confiance aux acteurs ! » En principe, William Holden et Audrey Hepburn à l’affiche cela semble pour le moins prometteur ! Que nenni ! C’est sans doute le film le plus bête qu’il soit possible de voir. William Holden ne sera jamais Cary Grant et Audrey cabotine à qui mieux mieux. Il faut dire à sa décharge que c’est tout ce qui lui reste à faire dans cette galère. A noter quand même la sublime et très brève apparition de Marlène Dietrich. Sur le tournage, Audrey s’était entichée du petit canari qui partageait quelques scènes avec elle et avait tenu à le garder avec elle, le rebaptisant « Richelieu ».

 1964 : My Fair Lady : Inutile de commenter ce monument du cinéma qu’on a failli perdre définitivement : la pellicule s’était anormalement détériorée et la fair Lady n’a survécu qu’au prix d’un coûteux miracle ! Par contre, je trouve « Drôle de frimousse » plus réussi, plus définitivement Audrey Hepburn.

1966 : Comment Voler Un Million De Dollars ? : Intéressante question : Audrey est comme toujours très drôle et très belle dans le genre de film qui lui convient sans doute le mieux : la comédie policière.

 1967 : Voyage à Deux : C’est définitivement mon film préféré d’Audrey, tout y est parfait et elle y incarne le même personnage à différents stades de sa vie, elle est bouleversante, magique, sublime et…définitivement très drôle ! PS : Quelle classe, aussi ! A noter les très esthétiques débuts de Jacqueline Bisset qui disparaît très vite pour cause de rougeole. Et la défection de Rock Hudson initialement prévu pour le rôle titre. Albert Finney est particulièrement brillant dans le film et le jeu de Rock étant sans surprises, on peut s’en féliciter.

 1967:Seule dans la Nuit : Annie Girardot avait joué la pièce et Hitchcock s’était intéressé au sujet, Audrey est parfaite en aveugle et le film touchait largement sa cible à sa sortie.

Aujourd’hui, les rebondissements de dessins animés et les trafiquants de drogue bêtes comme des oies ne font plus mouche 

 

1976 : La Rose et la Flèche : Audrey revient à l’écran après 9 ans d’absence, On est ravis, mais le film est décevant au possible !

 1979 : Liés par le Sang : Si je me souviens bien, Audrey risque de se faire assassiner par sa propre famille pour une histoire d’héritage. La distribution du film est aussi ahurissante que le film est mauvais ; On est à mi-chemin entre James Bond et Dallas. James Mason, Romy Schneider, Maurice Ronet, Irène Papas et Omar Sharif sont de la partie !

 

1981 : Et Tout Le Monde Riait : Que c’est bête et démodé ! Une sorte d’agence tous risques de détectives futés comme des footballeurs alcooliques qui ont mal digéré Woodstock ! Pauvre Audrey et pauvre Dorothy Stratten

 

1989 : Always : Audrey apparaît une ultime fois dans le rôle d’un ange pour faire plaisir à Steven Spielberg, son admirateur inconditionnel !

 

LES FILMS QUE VOUS NE VERREZ PAS

(Avec Audrey Hepburn)

 

La Fureur de Vivre : C’est grâce à la « défection » d’Audrey Hepburn que Natalie Wood obtiendra le rôle qui fera d’elle l’égérie de toute une génération.

 

No Bail for the Juge : En 1958, Audrey s’était passionnée pour ce projet où elle devait incarner une brillante avocate choisie pour défendre aux assises le père qui l’avait abandonnée enfant. Connaissant mieux les relations entre Audrey et son père, nul doute qu’elle aurait été sensationnelle.

 

Cléopâtre : Avant que la couronne de reine d’Egypte n’échoue sur l’auguste tête d’Elizabeth Taylor, une foule d’actrices furent envisagées. Parmi elles, seule Audrey le fut assez longtemps pour recevoir le script.

 

Les Demoiselles de Rochefort : Demy concoctait le film pour Audrey et…Brigitte Bardot

 

West Side Story : Audrey refuse pour cause de fatigue et est remplacée par Natalie Wood. Il est intéressant de souligner que le partenaire prévu pour Audrey Hepburn était alors…Elvis Presley !

 

La Mélodie du Bonheur : Parce qu’elle ne chantait pas dans « My Fair Lady », Audrey est évincée du projet au profit de Mary Poppins Julie Andrews.

 

Mayerling : Audrey ne sera pas la fille d’Ava Gardner et cède la place à Catherine Deneuve.

 

L’Ange des Ténèbres : Déjà porté à l’écran en 1935 et en 1943, ce film devait réunir Audrey à Rock Hudson, histoire de ne pas perdre son temps pendant la préparation de « My Fair Lady » que l’on prévoyait fort longue. Finalement il fut estimé que cette histoire n’avait que trop servi et Audrey ne fut jamais la partenaire de Rock.

 

Camelot : Audrey devait enchaîner cette œuvre musicale dans la foulée de My Fair Lady.

 

Hawaï : Encore un film prévu pour Audrey après « My fait Lady ». « On me propose un très joli rôle d’épouse de missionnaire mais je suis beaucoup plus intéressée par le rôle de la jeune chinoise ! »

 

The Lost Girl : Film d’époque victorienne où Audrey devait être dirigée par Jack Clayton frais émoulu du triomphal « Room at the Top » qui avait valu l’Oscar à Simone Signoret.

 

Out of Africa : Qui croirait que les droits du roman de Karen Blixen furent acquis à prix d’or par la MGM pour la divine Greta Garbo qui refusa de faire le film puisqu’il ne se tournerait pas en Afrique. Le rôle échoit bien des années plus tard à Audrey mais le projet retourne à nouveau dans ses cartons avant que Meryl Streep et Robert Redford ne le concrétisent en…1985.

 

Isabelle Reine d’Espagne : Mel Ferrer devait mettre son épouse en scène dans ce film après le tournage de « Two for the Road ».


The Best of Everything : L’histoire de ce film est une véritable saga. Il devait se tourner avec Lauren Bacall, Diane Varsi et Suzy Parker. Suzy Parker, victime d’un accident de voiture où son père a trouvé la mort a le bras cassé et ne peut faire le film. Audrey accepte de la remplacer bien qu’elle ne tienne pas du tout au rôle. Finalement Joan Crawford remplace Lauren Bacall, Hope Lange succède à Lee Remick qui elle-même succédait déjà à Diane Varsi. Tout cela prit tellement de temps, un an, que Suzy Parker, remise de ses blessures put reprendre son rôle !

 

In The Cool of the Day : En 1961, Richard Burton ne se tient plus de joie à l’idée de donner la réplique à Audrey dans ce film…Qui se tournera avec Jane Fonda et Peter Finch !

 


 

 







 










 








 



 


 
 
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